La Nouvelle Tribune

Démis de ses fonctions de Dg/Onip :Akuété Assevi invite Yayi à trancher

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Dans le dossier relatif à son limogeage de la tête de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) il y a un an, le Dg Akuété Assevi est monté au créneau dans l’après-midi d’hier, mercredi 11 février 2015 pour réclamer respect de la Constitution du Bénin. Dans la déclaration liminaire à sa conférence de presse à la Maison de médias Thomas Mègnassan, il a invité le Président Boni Yayi à donner des instructions pour l’exécution de la décision Dcc 14-151 du 19 août 2014 de la Cour constitutionnelle. Ceci, en ordonnant qu’on lui « remette son mandat de Dg/Onip qui court jusqu’en mai 2016 ». Cette décision déclare contraire à la Constitution, l’arrêté ministériel pris par le ministre de la communication d’alors, pour mettre fin à ses fonctions de Dg/Onip au motif qu’il a atteint l’âge d’aller à la retraite. «Alors que j’avais été nommé en Conseil des ministres en mai 2012 pour un mandat de 4 ans suite à un appel à candidature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)» rappelle le Dg. La Haac lors de sa session clôturée le 20 janvier dernier a invité le Gouvernement à se conformer à cette décision de la Cour. Le Directeur limogé se demande alors pourquoi le Gouvernement persiste-t-il à ne pas faire exécuter la décision. Pour lui, seul le Chef de l’Etat peut et doit trancher. «S’il ne le fait pas, c’est lui seul que l’histoire désignera dans ce dossier comme responsable de la violation de la Constitution » confie le conférencier qui à l’endroit de la Haac rappelle que «sous peine de nullité, aucun appel à candidature ne peut être lancé sans l’exécution de cette décision de la Cour constitutionnelle». «Car je demeure le Directeur général de l’Onip conformément à la Constitution» a-t-il conclu.

Mais avant, il a précisé qu’au-delà de sa personne, le combat qu’il mène est de «faire progresser le droit » dans le domaine des médias et de «faire reconnaître une fois pour de bon après le cas de Clément Houénontin, les prérogatives de la Haac à tous les ministres en charge de la communication en ce qui concerne les nominations dans les organes de service public».