La Nouvelle Tribune

Des procureurs dans le collimateur du Conseil supérieur de la magistrature

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Selon des sources judiciaires, le Conseil supérieur de la magistrature(Csm) tient ce jour une session importante. Sauf changement d’ordre du jour, il devrait se pencher sur certaines mutations dans l’appareil judiciaire.

Dans les coulisses, on susurre que certains procureurs qui sont dans le collimateur du gouvernement pourraient être  enlevés  de leurs postes et déposés dans les cabinets où ils seront appelés à jouer des seconds rôles. Il s’agit, précisent les mêmes sources, des procureurs des tribunaux qui ont connu des affaires des maires d’Adja Ouèrè,  ou Boukoumbé  et  qui sont tous en détention actuellement. Il s’agit des procureurs de Pobè, de Porto Novo et Natitingou. Cas encore  du procureur de la ville de Ouidah originaire de la même région qu’une haute personnalité dissidente de la mouvance au pouvoir . Le pouvoir qui serait derrière cette éventuelle mutation punitive leur reproche d’avoir laissé les mains libres aux juges qui ont géré ces dossiers dans lesquels des ardents défenseurs du pouvoir ont été mis aux arrêts. Cette instance suprême du corps des magistrats est, rappelons, dirigée par le Chef de l’Etat assisté du président de la Cour suprême. Il n’y a pas donc de doute sur l’influence que le pouvoir peut exercer sur le Csm. Rappelons que c’est la même instance qui a entériné la radiation définitive du corps de la magistrature de l’ancien procureur de la république du tribunal de première instance de Cotonou Justin Gbènamèto .Les observateurs de la vie politique perçoivent ces derniers développements annoncés comme une énième provocation de la très   remuante Unamab, le syndicat des magistrats qui observe une certaine accalmie sur le terrain des revendications corporatistes .