La Nouvelle Tribune

2016 : qui de Koupaki, Houndété et Léhady aura le leadership du Sud ?

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Qui de Pascal Irenée Koupaki, Eric Houndeté et Léhady Soglo engrangera le plus de voix au sud à l’élection présidentielle de 2016 ? C’est une question que se posent de nombreux observateurs de la vie politique béninoise. Eléments de réponses dans cette petite analyse de certaines forces et faiblesses des trois personnalités. 

La semaine dernière, nous publions que, sous réserve d’éventuels futurs bouleversements dans l’arène politique, l’élection présidentielle de 2016 se jouerait entre cinq personnes : Pascal Irenée Koupaki, Abdoulaye Bio Tchané, Eric Houndeté, Léhady Soglo et le général Robert Gbian. En effet, sur la pléthore de personnalités qui lorgnent le fauteuil présidentiel, ces cinq sortent la tête du lot. Ces présidentiables sont entre autres Célestine Zanou, Mathurin Nago, Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Irenée Koupaki, Léhady Soglo, Joseph Djogbénou, Victor Topanou, Eric Houndeté, Emmanuel Golou, Lionel Agbo, Angelo Houssou, Janvier Yahouédéou, Moudjaidou Soumanou et les généraux Fernand Amoussou et Robert Gbian, François Abiola, Komi Koutché, Nassirou Arifari Bako et Barthélémy Kassa

Dans cette liste, certains qui avaient commencé à marquer les esprits, ont visiblement baissé la garde. Depuis plusieurs mois, le général Robert Gbian, Koupaki, Bio Tchané, Eric Houndeté et de plus en plus Léhady Soglo et l’autre général Fernand Amoussou sont plus présents dans les medias et même sur le terrain. Chacun d’eux  va, selon sa stratégie, aux contacts des populations à la base. Chacun tente de montrer qu’il sera l’homme de la situation après Boni Yayi. Ce tri, comme nous l’écrivions, est forcément subjectif.

Cela dit, l’après Législatives-prévues pour le 26 avril- permettra de voir beaucoup plus clair dans ce qu’il adviendra en 2016. Mais en attendant cela, on peut supposer que dans un an, on aura en tête d’affiche deux économistes technocrates (Koupaki et Tchané), deux politiques de la génération post-indépendance (Houndeté et Léhady) et un ancien général de l’armée (Robert Gbian). Il va sans dire, si cela arrivait, qu’on aura au Sud une bataille assez ouverte entre Pascal Irenée Koupaki, Eric Houndeté et Léhady. Et on se demande qui du trio originaire du sud aura la préférence des électeurs des départements de l’Atlantique-Littoral, Ouémé-Plateau, Mono-Couffo, le Zou et une partie des Collines.

Pik : technocrate sans machine politique ?

Longtemps homme-orchestre du régime Yayi, Koupaki pourrait s’enorgueillir d’avoir une bonne connaissance des forces et faiblesses du régime du changement-refondation. Il en est de même pour sa connaissance des défis du Bénin. Seulement, il est comptable du bilan de Boni Yayi. Et sera sans doute interpellé par les lecteurs sur les gros scandales qui ont émaillé la gouvernance Yayi dont il fut le maestro pendant près de huit ans. De plus, il n’a aucune machine politique pour le porter au pouvoir. Du moins, depuis sa démission de l’Udbn et sa sortie du gouvernement, on ne sait la chapelle politique de Pik. Pourtant, tout porte à croire que 2016 sera une bataille entre grands regroupements politiques.

La mairie, l’épine dans le pied de Soglo

Léhady Soglo n’est pas économiste de renommée internationale comme Pik. Mais politiquement, il semble avoir une avance sur ce dernier. Léhady Soglo peut compter sur la machine de la Renaissance du Bénin, le parti dont il hérité de ses parents. Il lui faudra travailler pour enraciner le parti dans son fief du zou et Cotonou, puis aller conquérir des voix dans les autres régions. Tout comme Pik, il a aussi une expérience de la gestion de la chose publique ; avec sa position de premier adjoint au maire de la ville de Cotonou. Toutefois, son séjour à la tête de la mairie de Cotonou constitue son talon d’Achille dont