La Nouvelle Tribune

Ouagadougou : les ressortissants béninois réclament la tête du consul

Espace membre

Depuis plusieurs mois, c’est la lune de fiel entre eux et le consul du Bénin. La gestion de Gisèle Delphine Kwendé Zinsou est décriée par les deux associations des ressortissants béninois au pays des hommes intègres qui demandent aux autorités béninoises  de prendre leur responsabilité.

Plus rien ne va entre le consul du Bénin au Burkina-Faso et les 6500 ressortissants Béninois vivant dans ce pays. Le 04 décembre 2014, l’Union des Béninois du Burkina- Faso(Ubbf) et le Collectif des Béninois vivant au Burkina-Faso, les deux associations qui regroupent les Béninois, ont animé une conférence de presse à Ouagadougou où elles ont fustigé la gestion de Gisèle Delphine Kwendé Zinsou. Et pour cause, cette  sénile de   83 ans semble gérer le consulat comme une épicerie. Lors de cette conférence de presse, elles l’accusent de mauvaise gestion administrative du consulat ce qui fait que seulement 10% des Béninois sont immatriculés au consulat. En effet, le consulat se trouve au domicile de madame Kwenzé Zinsou. Elle s’ouvre au public au gré des humeurs, du calendrier familial et sanitaire du consul. Elles ont aussi dénoncé l’arrogance et la discourtoisie qui caractérisent les échanges verbaux avec ses compatriotes souvent insultés et honnis publiquement comme ce fut le cas à l’aéroport de Ouagadougou lors de la dernière visite du président Boni Yayi. Et comme si tout cela ne suffisait pas, elle  a décidé de passer la main à l’une de ses filles. Après cette conférence, les deux associations se sont réunies le 14 décembre 2014. Au cours de cette Ag, elles ont affirmé ne plus reconnaître l’autorité de Madame Kwenzé Zinsou. D’ailleurs, un consulat alternatif a été mis en place pour gérer les affaires courantes.   Par un courrier en date du 17 décembre 2014 et cosignés par Innocent Agbozo et Antoine Sodokin, respectivement présidents du collectif et de l’Ubbf, les Béninois du Burkina Faso demandent au ministre des affaires étrangères Nassirou Arifari Bako de prendre ses responsabilités et les aider à se débarrasser de ce consul. Un ultimatum de 15 jours est donné au ministre pour agir sinon, ils prendraient leurs responsabilités Depuis, silence radio du côté du ministère.