La Nouvelle Tribune

La Nouvelle Tribune chez Andoche Amègnissè en prison

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«On me soupçonne d’être l’éditeur d’un périodique…»
« (…) dénommé Tout sauf Yayi Boni en 2011 ». Enchanté de recevoir la visite d’une équipe du journal « La Nouvelle Tribune », Andoche Amègnissè renseigne sur les motifs de sa détention à la prison civile de Cotonou depuis le vendredi 14 novembre 2008.

Très relaxe, ses lunettes tantôt sur ses yeux, tantôt dans ses deux mains, M. Amègnissè indique, assis au milieu de ses deux visiteurs, avoir, lors de ses trois comparutions devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Cotonou, dit au juge qu’il n’est guère l’éditeur du périodique en question. Tout sauf Yayi Boni en 2011 est en effet une publication périodique non enregistré auprès du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique comme le recommande la législation en vigueur au Bénin. Son contenu par ailleurs n’est pas du tout tendre à l’endroit du régime du changement. Et M. Amègnissè reconnaît y avoir publié ses opinions dont il dit être prêt à répondre devant quelque instance que ce soit. Ce procès au terme duquel le président du tribunal a prononcé contre lui une condamnation ferme de six (06) mois d’emprisonnement est « un procès purement politique ». Et pour cause ! L’inculpé affirme avoir dit et répété au juge qu’il n’est pas l’éditeur du périodique mis en cause. Et la peine même au cas où il serait l’éditeur, affirme-t-il, « à ma connaissance n’est pas une condamnation ferme ».  Aussi, M. Amègnissè se souvient-il qu’à la barre, les avocats de la partie civile dont Me Agbantou ont demandé dans leur plaidoirie sa condamnation au franc symbolique. D’où son étonnement face au réquisitoire du ministère public qui, indique, « a demandé que je sois condamné à six (06) mois d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de trois cent millions (300.000.000) de francs cfa ».

L.D. G.

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