La Nouvelle Tribune

Affaire délit d’initié au Cos-Lépi : l’Union fait la Nation « ne lâchera pas Ahossi »

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Très attendue, l’Union fait la Nation a fini par réagir dans l’affaire de délit d’initié présumé au Cos-lépi qui défraie la chronique depuis une semaine.  La plus grande alliance politique de l’opposition soutient son député Léon Basile Ahossi et dénoncent Boni Yayi et sa mouvance qui veulent transformer Ahossi ; le dénonciateur en bourreau.

Elle prend l’allure d’une guerre de soutien. Cette affaire de délit d’initié présumé au Cos-Lépi qui fait couler beaucoup d’encre et de salive depuis mardi 27 janvier dernier. Après les Fcbe, famille politique du député Chabi Sika, qui lui ont réaffirmé publiquement leur soutien en fin de semaine écoulée, l’Union fait la Nation est montée au créneau ce lundi pour réitérer le sien au député Léon Basile Ahossi. «Nous ne lâcherons pas Ahossi», a déclaré en conférence de presse l’ancien ministre Théophile Montcho, membre du bureau politique nationale de l’Union.

Pour rappel, par une lettre ouverte au Chef de l’Etat, Léon Basile Ahossi, député Union fait la Nation (Un) de la 17ème circonscription électorale a révélé des faits de délit d’initié présumé au Conseil d’orientation et de supervision des opérations de correction de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) dont il est membre. Il accuse Chabi Sika, lui aussi membre du Cos-Lépi, d’être actionnaire majoritaire d’une société qui fait affaire avec ladite institution. Ces révélations ont suscité la réaction de Chabi Sika, des députés Fcbe, de la présidence et du gouvernement par la voix de leurs secrétaires généraux respectifs. Dans leurs réactions, Chabi Sika, et ses soutiens qualifient l’acte de Basile Ahossi de manœuvres politiciennes. La présidence est allée plus loin et semble  lui trouver des faits de délits d’initié présumés. L’Union fait la Nation n’y est pas allée du dos de la cuillère pour déplorer cette stratégie du pouvoir. « Nous sommes déconcertés, devant l’avalanche des lettres et communiqué diffusés qui pleuvent de la Marina, et semble désigner dans une acrobatie à donner le vertige, le dénonciateur lui-même comme une cible à abattre à tout prix», s’est indigné Judes Lodjou, coordonnateur général de l’Un, dans sa déclaration liminaire à la conférence de presse d’hier.  « La présidence, qui ne manque pas d’inspiration, a trouvé le moyen de justifier son talent à détourner l’attention du principal et organiser la diversion », a-t-il ajouté. L’Union fait la Nation s’est engagée à ne pas faire d’économie de vérité dans ce débat. D’ailleurs, elle «prend acte et dénonce» la dernière action du gouvernement dans cette affaire. En effet, Judes Lodjo et ses pairs prennent acte de la volonté du chef de l’Etat de saisir l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (Anlc). Cependant, ils constatent qu’en mêlant le nom du député Ahossi à sa demande de saisine adressée à l’Anlc, la présidence assigne au même sort le « prédateur présumé » des finances publiques (Chabi Sika, Ndlr) et son «dénonciateur» (Ahossi) dans une sorte d’amalgame: «Tous pourris».