La Nouvelle Tribune

Candide Azannaï: «On doit autoriser ‘Le Béninois Libéré’ à réapparaître»

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« … Nous avons tous le droit à l’information, de liberté de presse comme étant parti des valeurs démocratiques de notre pays. Nous devons nous préoccuper de l’article 142 alinéas 2 de la constitution qui parle de la liberté et de la protection de la presse ainsi que toutes les formes de communications dans le respect de la loi. 

Elle veille aussi au respect de la déontologie dans le respect de la loi et l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens. La Constitution nous reconnaît le droit à la liberté de la communication, le droit à l’expression plurielle des opinions, le droit de presse et cette Constitution met en place un organe qui reconnaît que, en tant que simple citoyen, j’ai le droit à l’accès équitable aux moyens publics d’informations (…) nous avons vu dans ce pays, la Haac qui, non seulement humilie les journalistes, ce qui est inacceptable en matière de démocratie, mais supprimer des organes de presse. C’est une contradiction grave en système démocratique. Je veux avoir de pensée pour un organe de presse et l’un de ses promoteurs, « Le Béninois Libéré » et plus précisément Aboubacar Takou. Cet organe a fait un article dans ce pays et à cause de cet article, non seulement l’organe a été interpellé par la Haac, injurié et humilié par la Haac, et au finish supprimé par la Haac parce que, on aurait retrouvé comme article incriminé des journalistes qui écrivent dans cet organe, auraient écrit « ces présidents mal élus… » parlant de certains chefs d’Etat africains. Nous avons vu ici que l’organe a été supprimé par la Haac. Je souhaite que cet organe de presse soit réhabilité. On doit autoriser « Le Béninois Libéré » à réapparaître. Ceux qui n’ont pas fait et qui s’empressent d’aller ailleurs, j’ai vu les images, je ne sais pas si c’est vraiment des fleurs, mais ceux qui ont même marché pour soutenir d’autres chefs d’Etat devraient avoir honte lorsque chez eux, ils suppriment des organes de presse. Il y a encore beaucoup de choses qui piègent la liberté et l’expression libre… ». Pour terminer, il est revenu sur la cas du journaliste de l’Ortb, Ozias Sounouvou qu’il a longuement magnifié et a demandé à tous les journalistes de cet organe de presse public d’être « Ozias Sounouvou » et de se libérer des pressions de la présidence de la République ».