La Nouvelle Tribune

Limitation du mandat illégitime des maires : des manœuvres pour bloquer le projet de loi dérogatoire

Espace membre

Des rumeurs persistantes font état de ce que des députés s’affairent déjà pour déposer sur la table du président de l’Assemblée nationale, une proposition de loi dérogatoire à la loi portant dispositions transitoires dérogatoires à l’article 86 de la loi N° 98-006 du 09 mars 2000 et aux articles 04 et 06 de la loi N° 2007-28 du 23 novembre 2007. Une proposition de loi qui permettra d’écourter le mandat prolongé des maires « illégaux ». 

Cette initiative, selon des sources parlementaires, émanerait de certains députés de l’opposition parlementaire. Selon d’autres sources, d’autres députés de la majorité parlementaire manœuvrent également pour que ce projet soit handicapé et qu’il ne connaisse pas un aboutissement heureux. Eux-aussi seraient en train de concocter une proposition de loi qui irait contre celle des députés de l’opposition. En réalité, c’est la suite logique de la récente déclaration de certains maires de la mouvance, il y a quelques jours de cela à Dassa-Zounmè. Qui serait alors en dessous de ses tractations afin que cette proposition de loi ne soit pas votée comme voulu par des députés de l’opposition et certains de la majorité parlementaire ? Qui ne souhaiterait pas que les élections municipales, communales et locales soient organisées dans notre pays au moment où tout le peuple béninois souhaite que ces élections s’organisent dans un bref délai ? Autant de questions sans réponse. C’est dire que la tâche des parlementaires dans la mise en œuvre de ce projet ne sera pas des plus aisées. Arriveront-ils à atteindre leurs objectifs là où ces « maires illégaux » font des pieds et des mains pour s’éterniser à leur poste de maire ? Le démarrage des travaux de la deuxième session ordinaire de l’année à l’Assemblée Nationale situera les uns et les autres. Tenant compte de la configuration politique actuelle de l’Assemblée Nationale, on pourrait déjà imaginer dans quel sens seront orientés les débats à l’hémicycle sur ce dossier très capital, surtout que son examen sera demandé en procédure d’urgence.