La Nouvelle Tribune

François Kouyami : « On a complètement détruit ce qu’il y a comme essence de la sécurité »

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Le Général (à la retraite) François Kouyami était ce dimanche 19 octobre sur Océan Fm. L’invité de l’émission « Carte sur Table » s’est prononcé sur l’insécurité grandissante au Bénin, avec la multiplicité des braquages à Cotonou ces derniers mois. 

« Avant de débarquer, il y a des dispositions à prendre.» C’est avec ces propos que le Général François Kouyami s’est prononcé sur les mesures à prendre par les agents des forces de sécurité avant de descendre sur un terrain d’opération. Ces méthodes doivent être appropriées et appréciées. Raison pour laquelle il soutient que même «l’hélicoptère de l’armée de l’air sert à assurer la sécurité, ça fait partie des méthodes.» Aussi, selon lui, ce n’est pas parce qu’on porte des gilets par balle qu’on est déjà en sécurité. Quant aux attributions des agents de sécurité, l’ancien chef d’Etat-major général de l’Armée (sous Nicéphore Soglo) souligne que le policier a une compétence urbaine et dépend de l’autorité administrative alors que le gendarme détient une compétence nationale, urbaine et extra urbaine. Il a fait savoir que seul le gendarme devrait être armé. Mais aujourd’hui, on distribue les armes à tout le monde. Et les armes circulent dans le pays. Par ailleurs, il a souligné que le changement du Directeur général de la police nationale ne résoudra pas le problème sécuritaire actuel. Encore que « le président a prêté serment pour garantir la paix et la sécurité » dans le pays. « Et quand on jette 2000 agents sur le terrain, il y a des dispositions à prendre en terme de formation et de moyens » logistiques. Quant à l’actualité politique, le général a exprimé sa désolation vis-à-vis de la manière dont la politique se fait au Bénin. « La politique c’est l’art de gérer mais maintenant, on ne gère que ses propres intérêts», s’est-il désolé. Avant de déplorer le fait qu’on assiste de plus en plus à des « politiciens de génération spontanée.» Par ailleurs, le général François Kouyami n’a pas oublié de faire comprendre que sous le régime du Président Kérékou, il n’a aucunement envisagé un coup d’Etat comme certains l’avaient fait répandre dans l’opinion publique à l’époque.