La Nouvelle Tribune

Bénin : comment le chef de l’Etat met fin au rêve des maires illégaux

Espace membre

« Je tiens à rapporter les propos des présidents des institutions et les présidents des structures qui s’occupent des élections, je les remercie tous. Quelles sont les tâches restantes à accomplir au niveau du Cos-Lépi qui s’occupe de la correction de la Lépi. 

Est-ce qu’il nous faut une liste pour finir, quelles sont les diligences que nous devons accomplir au niveau de la Cena, au niveau du Parlement, du Cos-Lépi. Si nous pouvons voter le plus tôt que possible, c’est de ça qu’il s’agit, nous avons pensé à cette possibilité pour notre institution parlementaire de prendre des lois dérogatoires pour la tenue des élections. Quoi de plus noble ». C’est par ces mots que le chef de l’Etat a évoqué hier à Azowlissè dans la commune d’Adjahoun, au cours de son meeting à l’occasion de la pose de première pierre de l’embarcadère de la localité. Des propos qui mettront probablement à mal ces maires qualifiés « d’illégaux » qui continuent par bénéficier des avantages liés à la prorogation de leur mandat à la tête des conseils communaux. On se rappelle il y a quelques jours , des maires dits de la majorité présidentielle se sont retrouvés à Dassa-Zounmè pour fustiger cette idée d’introduction d’une loi dérogatoire pour écourter leur séjour sur le fauteuil communal ou municipal. Mais voilà qu’ils viennent d’être débouté par le chef de cette majorité, notamment le président Boni Yayi qui a annoncé publiquement hier cette volonté de l’exécutif d’introduire une loi dérogatoire au code électoral en vigueur. « On peut démultiplier cette disposition légale, je sais que c’est tout un peuple qui veut de ces élections » a-t-il ajouté. Aussi a-t-il précisé et rassurer que « notre souhait à nous, au niveau de l’exécutif, est de tout faire en 2014 pour que nous puissions organiser les communales, les municipales et les locales. Voici la position du gouvernement, c’est la position du président de la République ». C’est dire que les maires de la mouvance qui contestent cette loi dérogatoire auront désormais de l’insomnie et le travail qui leur reste à faire est de commencer par préparer leurs bagages et dire adieu à leur fauteuil communal ou municipal.