La Nouvelle Tribune

Boni Yayi : «Je défie quiconque dira que le gouvernement n’a pas débloqué les ressources»

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 «Je suis venu en 2006, j’ai observé les législatives de 2007, les municipales de 2008, mais nous ne pouvons pas continuer comme ça. Nous avons promis, je veux un peuple uni parce que dans la vie des nations, la période des élections est la plus difficile, la plus dangereuse, ce qui nous a aidé à solliciter les partenaires, 46 milliards ont été engloutis dans le cadre de la confession de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), vous connaissez la suite.

Je suis venu pour rassurer avec grande compréhension, une certaine classe politique qui dit que nous n’avons pas de Lépi, nous avons perdu un an et enfin le peuple a décidé à parfaire la correction de la Lépi, les questions liées à la parité à l’Assemblée nationale, nous avons perdu quatre mois. Voici que nous sommes à ce stade aujourd’hui. Mais le passé c’est le passé mes chers compatriotes.

C’est pas le moment d’attaquer, ce n’est pas le moment de dire qui est politique, qui ne l’est pas. Je ne suis pas venu pour ça. Je suis venu pour rassurer.  Notre souhait à nous, au niveau de l’exécutif, est de tout faire en 2014 pour que nous puissions organiser les communales, les municipales et les locales. Voici la position du gouvernement, c’est la position du président de la République.

Maintenant comment y arriver ? C’est la question. Je tiens à rapporter les propos des présidents des institutions et les présidents des structures qui s’occupent des élections, je les remercie tous. Quelles sont les tâches restantes à accomplir au niveau du Cos-Lépi qui s’occupe de la correction de la Lépi. Est-ce qu’il nous faut une liste pour finir, quelles sont les diligences que nous devons accomplir au niveau de la Cena, au niveau du Parlement, du Cos-Lépi. Si nous pouvons voter le plus tôt que possible, c’est de ça qu’il s’agit, nous avons pensé à cette possibilité pour notre institution parlementaire de prendre des lois dérogatoires pour la tenue des élections. Quoi de plus noble.Notre parlement a voté une loi qui dit qu’il ne peut pas y avoir élection sans la Lépi. Voilà aujourd’hui, le temps nous réclame une autre disposition légale. C’est vrai, l’affichage de la Lépi est pour 21 jours et en ce moment, si nous voulons vraiment voter avant la fin de cette année, il nous faut une autre disposition légale ou alors si nous devons tenir compte de la publication de la Lépi, on ne peut pas voter avant deux mois. On peut démultiplier cette disposition légale, je sais que c’est tout un peuple qui veut de ces élections. Nous avons voulu moderniser notre système électoral, quoi de plus noble et lorsque nous aurons fini, je mets au défi quiconque  que le gouvernement n’a pas donné des moyens financiers. A aucun moment, je vous le dis. Les financements ont été accordés, lorsque cela nous a été demandé, au mépris des dispositions légales, par exemple le Cos-Lépi a commencé par recevoir près de 450 millions avant qu’on ait approuvé le règlement financier, mais les textes disent que sans règlement financier, les fonds publics ne peuvent pas être mis à leur disposition. C’est la même situation que la Cena aujourd’hui en attendant l’approbation du règlement financier de cette structure et 500 millions ont été accordés. Donc il n’y a pas un problème de financement, mes chers compatriotes. C’est pourquoi j’ai toujours souhaité que nous restions unis pour gérer cette période difficile qui se présente à notre nation. Une fois qu’on aurait terminé, les législatives seront organisées à bonne date, le mandat des députés prend fin le 15 mai 2015, et les nouveaux députés seront installés, pour les élections présidentielles, en 2016 le nouveau président en main, le 06 avril les affaires de notre cité commune. Chers compatriotes, si quelqu’un vous dit le contraire, c’est de pures intoxications, du pure mensonge car je ne peux jamais vous mentir mes chers parents ? J’aime beaucoup mon pays. Voilà ce que je tiens à vous dire avant de vaquer à la suite du programme. Je pense que vous m’avez écouté, vous m’avez suivi, vous m’avez enregistré et je pense que, ce que je vous demande, c’est de dire oui, ce qu’il a dit sera fait »

Transcription : Ismaël Kéko