La Nouvelle Tribune

Nouveau siège du parlement : des députés émettent toujours des réserves

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A l’annonce il y a quelques jours par le Gouvernement en conseil des ministres de poursuivre les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale sur le même site à Porto-Novo, après le rapport d’expertise du cabinet Veritas, quelques députés se sont prononcés, mais ceux de la minorité parlementaire ont émis des doutes et des réserves en ce qui concerne sa faisabilité. 

Au cours d’une interview accordée jeudi passé à la presse parlementaire à l’Assemblée nationale, les députés Charlemagne Honfo et son collègue Nicaise Fagnon ont émis des réserves par rapport à cette décision gouvernementale. Ils évoquent des préalables qu’il faudra régler d’abord avant le démarrage effectif de ses travaux. Pour le député Charlemagne Honfo, cette annonce est un poisson de mer et que le Gouvernement est en panne de crédibilité. « Ce dossier qui a amené le chef de l’Etat lui-même à se prononcer, disant au peuple qu’il faut raser, ne peut pas être abordé avec légèreté » déclare Charlemagne Honfo qui poursuit en disant qu’il faut un minimum de respect pour l’institution parlementaire. Enfin, il propose qu’on envoie d’abord au parlement le rapport d’expertise car c’est un dossier du parlement. Le député Nicaise Fagnon, quant à lui évoque un préalable qu’il faut remplir. Selon ses propos, il faut que les droits de l’homme soient respectés puisque des gens ont été emprisonnés dans ce dossier. Il demande alors de vider ce contentieux afin que de nouvelles conditions soient remplies. Pour lui, le gouvernement s’empresse de reprendre le chantier parce que les députés seraient à un mois de la session budgétaire. D’avis contraire, l’honorable Monhossou Moussou des Fcbe applaudit et pense que le gouvernement a pris une bonne décision et qu’il faudrait saluer cette décision. Toutefois, il souhaite que si le chantier pourrait être prêt avant le début d’une autre législature, ce sera une bonne chose, évoquant également les problèmes de bureaux auxquels l’actuelle législature est confrontée.