La Nouvelle Tribune

Après la prise d’ordonnance par Boni Yayi

Espace membre

Les députés fixent jeudi prochain un délai exécutoire
« Les mesures prises doivent s’inspirer de la volonté d’assurer aux pouvoirs publics et constitutionnels dans les moindres délais, les moyens d’accomplir leur mission.

L’Assemblée nationale fixe le délai au terme duquel le Président de la République ne peut plus prendre des mesures exceptionnelles>>, telles sont les dispositions de l’article 69 de la constitution du 11 décembre 1990 autour duquel les députés vont se fonder pour convoquer une plénière au cours de laquelle ils fixeront un délai au terme duquel le chef de l’Etat ne pourra plus prendre des mesures exceptionnelles suite à la prise d’ordonnance. En effet, après le rejet par l’Assemblée nationale le mardi 07 octobre dernier du projet de loi de finances rectificatif gestion 2008 introduit par le gouvernement, le chef de l’Etat vient de prendre une seconde ordonnance en application à l’article 68 de la loi fondamentale de notre pays après celle prise en août dernier pour ratifier des accords de prêts. Il l’a annoncé lui même le lundi dernier au cours d’une rencontre avec les membres des organisations de la société civile à la salle du peuple du palais de la présidence à cotonou. Il annonçait qu’il n’entend pas reculer vue sa vision de développement pour le Bénin et suite aux engagements divers pris avec des partenaires au développement. Le jeudi prochain, en plénière à l’Assemblée nationale, les députés seront conviés d’urgence pour fixer un délai au terme duquel le chef de l’Etat ne eut plus prendre des mesures exceptionnelles. C’est à cette tâche que les députés sont conviés demain à l’Assemblée nationale. Une conférence des présidents a été même organisée hier au palais des gouverneurs à Porto-novo pour fixer la date de la prochaine séance plénière et examiner les autres sujets qui seront débattus dans les plus brefs délais. A en croire des sources proches de l’institution parlementaire, il sera aussi question de l’adoption de l’ordre du jour de la deuxième session ordinaire de l’année 2008 et l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale. Mais le seul dossier prioritaire est celui de la fixation du délai exécutoire par le gouvernement après sa prise d’ordonnances.
Probablement que cette séance plénière du jeudi prochain sera très houleuse vue le contexte politique actuel très tendu et la crise qui secoue l’institution parlementaire.

Ismail Kèko

{mosgoogle}