La Nouvelle Tribune

Instauration de la trousse de secours : le gouvernement revient à la raison

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C ’est l’un des rares dossiers à avoir été unanimement dénoncé par la presse béninoise ces dernières années. Il s’agit de la réforme portant obligation de port de la trousse de secours par les conducteurs d’engins à deux et à trois roues. Elle a été instaurée par l’arrêté interministériel n°275/MS/MDN /MISPC/MTPT/DC /SGM/CTJ/DNSP /SA pourtant composition de la trousse de secours des véhicules en République du Bénin. 

Le document a été signé par quatre ministres. Ce sont François Houessou et Dénis Yérima, à l’époque aux portefeuilles de l’Intérieur et de la Défense ; Dorothée Kindé Gazard et Natondé Aké, respectivement ministre de la Santé et des Transports qui ont survécu au remaniement du 20 août dernier. Rendu public quelques jours après sa signature, l’arrête interministériel a créé un gros tôlé dans l’opinion. Et la réforme sévèrement critiquée par la presse. Le coup de gueule des médias et les commentaires très hostiles dans l’opinion ont visiblement fait reculer sur cette initiative pernicieuse. L’arrêté du 31 juillet a été abrogé. Un autre arrêté interministériel a été pris ce lundi 1er septembre 2014. Il est signé par les nouveaux ministres de la Défense et de l’Intérieur, à savoir Théophile Yarou et Simplice Dossou et les deux rescapés du remaniement à la Santé et aux Transports. Dans le nouvel arrêté, le n° 304/ MS/MDN/MISPC/MTPT/DC/SGM/CTJ/DNSP/SA du 1er septembre 2014, la réforme est revue à trois niveaux. Primo, les motocyclistes en sont exclus. Elle ne concerne désormais que les véhicules à quatre roues et plus. Secundo, il ne s’agit plus de « trousse de secours », mais plutôt de « boite à pharmacie ». Tertio, les éponges hémostatiques « Gelita Spon » ne sont plus imposées. Dans l’ancien arrêté, cette marque d’éponge avait été imposée dans les éléments constitutifs de la trousse de secours. Le nouveau texte indique simplement « éponges hémostatiques » sans imposer une marque. Lisez ci-dessous le nouvel arrêté sans les considérants.