La Nouvelle Tribune

Commune d’Adjarra : la gestion du maire décriée par les conseillers Prd

Espace membre

Le maire de la commune d’Adjarra n’est plus en odeur de sainteté avec certains de ses conseillers, notamment ceux élus sur la liste du parti du renouveau démocratique (Prd). Ils contestent la gestion faite des ressources publiques de la mairie par l’autorité communale. Ils l’ont fait savoir hier à travers une conférence publique organisée à l’hôtel Hib de Porto-Novo.

C’est le premier adjoint au maire de cette commune, Tiamiyou Lagnika, assisté des autres conseillers du Prd, des sages, femmes et jeunes de la commune d’Adjarra, qui a donné de la voix à travers une déclaration rendue publique à la presse. « Nous venons informer l’opinion publique nationale et internationale de la gestion peu orthodoxe, hasardeuse et opaque des ressources publiques de notre commune… », a martelé le premier adjoint au maire d’Adjarra. Il a dénoncé certains « pseudo-projets » inscrits dans le dernier collectif budgétaire adopté sur fond de contestation et de division en juin 2014 par 10 voix pour et 07 contre. Parlant de ce collectif budgétaire, le principal conférencier a dénoncé le maire pour avoir saisi les conseillers à la veille de la tenue de la session qui a statué sur le collectif budgétaire, violant ainsi selon ses propos, les dispositions de l’article 12 du règlement intérieur du conseil communal qui dispose que « le projet de budget soumis à l’adoption du conseil communal doit être transmis aux conseillers trois jours avant l’ouverture de la session ». Aussi, précise-t-il qu’au cours de ladite session, le principe du droit budgétaire qui est la spécialité des crédits ne serait pas respecté sans oublier que le point d’exécution du budget primitif 2014 n’aurait pas été fait aux conseillers. Le premier adjoint au maire a également parlé des « faux projets » inscrits dans le collectif budgétaire, notamment le caractère illégal des dépenses engagées à l’occasion de l’audit participatif parallèlement à celles du Cos-Lépi, l’étude pour la réalisation d’une galerie marchande qui devrait coûter quinze millions Fcfa, le budget de la communication de la mairie qui est passé de 38,5 millions Fcfa à 59 millions Fcfa, l’extension des bâtiments de la mairie qui devrait coûter une somme de plus de 73 millions Fcfa. Pour le conférencier, ce sont des dépenses opportunes au moment où l’essentiel des besoins de la population est sacrifié, notamment l’ouverture des voies d’accès, l’aménagement et le reprofilage des voies. La mauvaise gestion des ressources humaines de la commune n’a pas été occultée par le conférencier. Pour terminer, le premier adjoint au maire d’Adjarra dira que le préfet des départements de l’Ouémé et du plateau serait déjà saisi et interpellé par rapport à es dénonciations.