La Nouvelle Tribune

Mesures sécuritaires de fin d'année

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Le ministre Zinzindohoué pourra-t-il relever le défi ?
La ville de Parakou a abrité la rencontre, du Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique Armand zinzindohoué, avec les principaux acteurs du maintien de la sécurité au Bénin jeudi dernier.

Au menu des débats, l’épineux problème de la sécurité à assurer à la population en cette période de fin d’année. Malgré les résolutions prises, on se demande si le résultat sera au bout.

Les mesures prises concernent au cours de cette journée de réflexion présidée par le ministre Armand Zinzindohoué, tout le territoire national. De fréquentes patrouilles de contrôle, des opérations coup de poing, sécuriser davantage les marchés, accentuer les contrôles au niveau des axes routiers et frontières. Autant de mesures qui seront mises en applications dans les prochains jours. Toutefois, il y a lieu de constater que habituellement, seules les grandes villes sont prises en compte par ces mesures de sécurités. Pour preuve, l’opération « patrouille les nuits » initiée par le commissariat de Cotonou il y a de cela un mois, ne se fait qu’a Cotonou. Il en est de même de la délocalisation des brigands de Zongo opérée toujours par la même structure. Tous ces exemples montrent que la lutte contre l’insécurité se ressent plus dans les grandes cités que dans les villages des alentours. Ce constat est fort pertinent, car il est plus qu’évident que lorsque les brigands sont traqués dans les grandes villes, ces derniers se replient dans les villages qui leur servent de cachette et de tanières. Les populations de Calavi, Kaboua et Tchoumi-tchoumi pour ne citer que c elles-là auraient bien voulu qu’on les débarrassent des malfrats qui hantent leurs nuits. En effet, les nuits dans certains quartiers d’Abomey –calavi, il est impossible de sortir à moto même à pieds les passants sont dépouillés de leurs biens. Les cambriolages des boutiques, des domiciles privés sont fréquents. Dans les villages les greniers sont vidés et les habitations pillées. Sur nos tronçons, les voyageurs de nuits subissent la sordide loi des coupeurs de routes. Autant de faits qui montrent que dans les localités reculées il y a de quoi y renforcer plus que jamais la sécurité. Pour mener à bien la lutte contre l’insécurité, il importe que les autorités en charge de ce secteur, mettent en place un dispositif qui prenne en compte les grandes villes ainsi que les villages. De ce fait, les bandits n’auront plus ni terrain de chasse, ni base arrière. Cette fois-ci, les responsables de la sécurité, sauront-ils réellement appliquer à la lettre leurs décisions ?

Evelyne Bolougbé (stag)

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