La Nouvelle Tribune

Phénomène G4, G13 et Force clé

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Boni Yayi est-il obligé de négocier ?
Beaucoup de gens commencent à se demander à tort ou à raison si le président de la République du Bénin est obligé de faire davantage de concessions aux regroupements politiques G4, G13 et Forces clé.

Boni Yayi est-il obligé de négocier avec les regroupements politiques G4, G13 et Forces clé ? Cette question préoccupe de plus en plus les citoyens béninois et bien d’observateurs de la vie politique nationale. Et pour cause ! Le jeu démocratique se fera-t-il à l’ère du changement sans une opposition politique ? Car, à y voir de près aucun des regroupements suscités n’envisage une aventure dans une opposition politique au régime du changement. Sinon comment comprendre que leur combat depuis la naissance du phénomène G13 qui a engendré plus tard le G4, ces regroupements ne revendiquent pour l’essentiel qu’une association plus intime à l’exercice du pouvoir exécutif par le candidat élu au terme du second tour des élections présidentielles de mars 2006 par un peu plus de 75% des électeurs. Malgré donc les appels de plusieurs de leurs militants et même de certains leaders dont le président du Parti social démocrate (Psd), Bruno Amoussou à l’initiative d’un front politique autonome en vue de la conquête et l’exercice du pouvoir, ces regroupements et leurs initiateurs principaux continuent d’entretenir un flou artistique autour de leur intention réelle. Ainsi, les honorables députés, Issa Salifou, Rachidi Gbadamassi, Edmond Agoua, Cyriaque Domingo et leurs collègues du G13 tentent chaque jour, un peu plus, de montrer à l’opinion la nécessité pour le président de la République d’entrer en négociations au regard, ont-ils récemment argué, du contrôle que leur groupe exerce sur l’exécutif de certaines communes du département de l’Alibori notamment. Alors, on constate, disent certains observateurs, que les regroupements politiques font la cour au chef de la majorité au pouvoir plutôt que ce soit celui-ci qui sollicite leur soutien. Ceci est un paradoxe.

Ludovic D. Guédénon