La Nouvelle Tribune

Session budgétaire

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G4, G13 et Force Clé font reporter la cérémonie
(32 députés sur 83 ont répondu présent)
Les députés du G4, du D13 et de l’alliance Force Clé ont une fois encore fait leur loi à l’Assemblée nationale. Ils ont réussi hier mardi à faire reporter la cérémonie d’ouverture de la session budgétaire.

Conformément aux dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le président Mathurin Coffi Nago devrait procéder hier à la cérémonie officielle l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2008. Mais après plusieurs heures d’attente infructueuses, le constat amer qui a été fait est qu’aucun des députés membres du Parti du renouveau démocratique (Prd-Prs), du Madep, du Psd, de la Rb, du G13 et de l’alliance Force Clé n’a franchi le seuil du palais des gouverneurs à Porto-novo. Leur absence à la cérémonie officielle d’ouverture de la session budgétaire était d’autant remarquable que sur 83 députés, 43 se réclamant des groupes G4, G13 et Force clé puis 7 des 35 élus sur la liste Fcbe ont manqué à l’appel du président Nago. En effet, après vérification du quorum par la secrétaire parlementaire, 32 députés de L’alliance Fcbe ont répondu présent. En revanche, toutes les personnalités invitées à la cérémonie, c’est à dire les représentants des corps diplomatique et consulaire, ceux des organisations internationales, les présidents d’institutions, les représentants des confessions religieuses, les membres du gouvernements et les représentants des partenaires sociaux et financiers, étaient présents et donc mis devant le fait accompli. Certainement déçus, ils n’ont même pas pris la peine d’attendre pour consommer le cocktail qui leur a été réservé pour la circonstance. Mais conformément aux dispositions de l’article 85 de la Constitution de la République du Bénin, si le quorum n’est pas atteint à l’ouverture d’une session, elle est reportée dans les 72 heures qui suivent. Elle s’ouvre quelque soit le quorum. Ainsi, les députés sont attendus vendredi à palais des gouverneurs à Porto-Novo.
Ismail Kèko

Un nouveau front contre Yayi
A l’Assemblée nationale, le pouvoir n’est pas au bout de ses peines, le président de l’institution encore moins. Le boycott, par les députés de la majorité parlementaire, de l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année, donne le ton d’une nouvelle fronde politique au sein de l’hémicycle. Cet acte fait planer désormais des menaces sur le vote de la loi des finances de 2009. Les députés de G4, du G13, du Prd-Prs et de Force clé semblent avoir opté pour un jeu d’usure contre le régime de Yayi. Dans cette optique, ils tentent de sensibiliser et de convaincre la chancellerie internationale de ce que le parlement est en proie à un malaise permanent. Le boycott systématique des cérémonies d’ouverture des sessions parlementaires, à laquelle les ambassadeurs et les représentants des institutions internationales sont censées être représentées répond parfaitement à cette logique. La mise sur pied de la commission d’enquête pour vérifier la gestion de Mathurin Nago, n’aura donc pas réussi à émousser l’ardeur de l’opposition au régime en place, pas plus que le remaniement ministériel au sujet duquel les deux camps ne sont pas parvenus à un minimum de consensus sur la crise politique qui les oppose.
En attendant d’en savoir plus sur les réelles motivations qui sous-tendent cette politique de la chaise vide, on imagine que les prochains jours au sein de l’hémicycle ne seront pas de tout repos. Dans ces conditions, on se demande par quelle alchimie le gouvernement réussira-t-il à faire voter le prochain budget général de l’Etat. De nouvelles ordonnances planent donc à l’horizon.  
Alain C. Assogba 

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