La Nouvelle Tribune

Michel Adjaka : « La ministre de l’agriculture n’a fait que trahir le secret du couvent »

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Profitant de l’occasion , le président de l’Unamab, Michel Adjaka a jeté un pavé dans la marre suite aux propos « incendiaires » de la ministre de l’agriculture, Fatoumata Djibril, il y a quelques jours de cela. Selon Michel Adjaka, c’est la suite logique de tout ce qui se prépare dans l’entourage du chef de l’Etat afin de se pérenniser au pouvoir en 2016. Pour lui, le secret pesant trop sur les femmes, elle n’a fait que délivrer à travers ses propos, les intentions cachées du premier magistrat de ce pays.

Propos de Michel Adjaka

«  J’ai parlé de 2016 tantôt, les chefs d’institutions qu’on désigne, des élections pour porter tel à la tête de telle institution, tout converge vers l’éternité au pouvoir. Donc, madame le ministre de l’agriculture- vous m’excusez- c’est une femme car le secret pèse trop sur les femmes. Elle n’a fait que trahir le secret du couvent. Le but ultime, la démarche tendant à arracher aux magistrats certains droits aux citoyens, le but du contrôle de la Cena, le but de ne pas organiser les élections, de ne pas corriger la Lépi et le but de toutes ses actions n’est rien d’autre que le maintien au pouvoir du président de la République en 2016. Donc, les députés membres de la mouvance présidentielle qui aspirent aux plus hautes charges de l’Etat n’arrivent pas encore à maitriser la stratégie qui est en marche contre nous.

En ce qui concerne les actions à mener après cette marche d’aujourd’hui, il faut laisser les députés délibérer en paix, pour leur donner la quiétude nécessaire pour décider en leur âme et conscience du sort qu’il faut réserver à cette proposition de loi liberticide. S’ils venaient à adopter cette loi, la marche va reprendre et sera décentralisée. Au-delà de la marche, l’administration judiciaire sera paralysée ad vitam aeternam. Le Bénin risque d’être, à partir du vote de cette loi là, un Etat sans justice ? Vous avez vu d’autres forces sociales, d’autres syndicats qui ont marché à nos côtés depuis trois semaines, d’autres administrations, d’autres secteurs névralgiques du pays qui sont avec nous. Je crois que, en paralysant tous les secteurs sensibles de la vie nationale de notre pays, progressivement nous allons atteindre l’objectif contraire qui est celui visé par ceux qui sont au pouvoir, qui ne voient que les intérêts de leur camp politique, je veux parler des Fcbe ».