La Nouvelle Tribune

Ces : Lokossou, Todjinou, Chadaré, Dovonou répondent à Iko

Espace membre

Six Confédérations syndicales ont donné une conférence de presse dans l’après-midi de ce mercredi 16 juillet 2014 à la Bourse du travail en réponse à la sortie médiatique lundi dernier de la Cstb qui s’est dite victime d’un complot syndicat-gouvernement dans le cadre de la désignation des représentants des travailleurs au sein du Conseil économique et social (Ces), 5ème mandature. 

Pour la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb, la Cspib, la Csub et l’Unstb, l’élection le mercredi 09 juillet 2014 des représentants des organisations des travailleurs au sein de la 5ème mandature du Conseil économique et social (Ces) ne souffre pas d’irrégularités et ne constitue en rien un complot contre le droit des travailleurs et la démocratie. C’est du moins ce qu’ont fait savoir les secrétaires généraux et représentants de chacune de ces six confédérations syndicales hier à la faveur d’une conférence de presse à la Bourse du travail. Ceci, ont-ils dit, pour donner leur part de vérité après la sortie médiatique du Sg de la Cstb, Paul Essè Iko lundi 14 juillet dernier. Rappelons que cette élection s’est soldée par la désignation de Dieudonné Lokossou de la Csa-Bénin, Pascal Todjinou de la Cgtb, Noël Chadaré de la Cosi-Bénin et de Christophe Dovonou de la Cspib pour représenter les travailleurs au Ces. Lors de son point de presse, le Sg-Cstb avait dénoncé une exclusion de sa confédération de cette élection, et parlé de complot avec le gouvernement, de violation de textes et de «poursuite de la répression des travailleurs et des responsables qui les défendent d’un côté, et de l’autre, de la récompense des traitres ». Mais dans leur réponse ce mercredi, les conférenciers soutiennent que s’il y a complot d’une organisation syndicale avec le gouvernement, c’est plutôt la Cstb. Le Sg-Csa-Bénin Dieudonné Lokossou tout comme ses collègues précisent qu’aucun d’eux n’a connaissance de ce décret évoqué par le Sg Iko. Pour mémoire, ce dernier a dénoncé qu’il a y eu un « décret pris en cachette en Avril dernier et qui décide que la représentativité au Ces se fera désormais par des élections spéciales faites par un collège électoral composé de 05 représentants par confédération ». A ce propos, la Cstb a saisi les ministres concernés. Et en réponse, elle a reçu une lettre du Ministre chargé des relations avec les institutions (Mcri), Président du comité national de supervision des désignations au Ces qui l’a rassuré de ce que rien ne s’oppose à la formule ‘’deux sièges pour la Cstb, un à la Cgtb et un à la Csa-Bénin’’. Aux dires des Sg Csa-Bénin, Cosi-Bénin, Cgtb, Cspib, Csub et l’Unstb, ce sont là des démarches menées solitairement par la Cstb et dont ils n’étaient pas informés. Ils déduisent que c’est plutôt la Cstb qui était dans les secrets du gouvernement et avait des communications avec le pouvoir. Sur ce, ils estiment que la Cstb a été victime de sa stratégie d’exclusion et de s’être contenté de promesses politiques et d’une lettre du Mcri. «Nous ne sommes pas dans la dynamique d’un complot. On n’a aucun complot avec le gouvernement. On nous a convoqués pour une élection, on y est allé. Eux, ils ont adopté la politique de la chaise vide. Les promesses politiques m’engagent que ceux qui les écoutent et y croient.» affirme Dieudonné Lokossou. «Lui, il voulait exclure les autres, et il s’est exclu» ajoute Pascal Todjinou, Sg-Cgtb qui soutient que les élections au Ces ne sont aucunement liées au Code de travail mais à une loi. Il s’agit de la loi organique 92-10 du 16 juillet 1992 portant loi organique sur le Ces, précise le Sg de la et ses décrets d’application. Aussi, pour Noël Chadaré et son camp, il n’était pas question de se fier à une majorité ou non. «Même-si la Cstb avait 90%, on allait procéder aux élections pour désigner nos 4 représentants au Ces» mentionne-t-il. Pour les Sg et représentants des ces six confédération, le vain est tiré. « C’est Cosi-Bénin, Noël Chadaré alors que la Cstb a plutôt évoqué le Code du travail sans recours. Lundi 21 juillet, nous serons royalement installés comme représentants des travailleurs au Ces » déclare Dieudonné Lokossou souhaitant un débat contradictoire avec Paul Essè Iko.