La Nouvelle Tribune

Remaniement ministériel

Espace membre


Quatre ministres rejettent l’offre de Yayi (*Vers un réaménagement technique)
Quatre ministres nommés au dernier remaniement ministériel ont rejeté l'offre du président Boni Yayi. Il s’agit de Léon Comlan Ahossi, ministre de l’Environnement, de Valentin Houdé des Sports, François Abiola de l’Enseignement supérieur et de Christophe Kint Aguiar, ministre du Travail. Les deux premiers sont des députés du G13 à l’Assemblée nationale. Quelques minutes après la proclamation du nouvel exécutif, leur entité politique s’est réunie pour apprécier leurs nominations. Cette séance de concertation a duré plusieurs heures. Au sortir de cette réunion, un communiqué de presse a été rendu public refusant l’entrée au gouvernement de ces personnalités du G13. Pour quelles raisons ? Ses ténors soulignent que le chef de l’Etat devrait considérer leur groupe comme une force politique avec laquelle il doit discuter en toute franchise, au lieu de pratiquer la politique de débauchage de leurs éléments, afin de fragiliser leur bloc. En refusant d’aller travailler aux côtés du président Boni Yayi, les députés du G13 dénoncent le harcèlement fiscal et politique, les menaces sur la démocratie, la mauvaise gouvernance, la ruse politique et autres faits graves qui sont érigés en système de gouvernement à l’ère du changement. Hier effectivement, les ministres Houdé et Ahossi n’étaient pas à la passation de service.
Les deux membres du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), François Abiola et Kint Aguiar ont boudé la cérémonie de passation de service hier. Ils disent que le chef de l’Etat ne les avait pas consultés, avant de les nommer au gouvernement. Toutefois, la position de M. Abiola peut prêter à confusion. Hier sur une chaîne de télévision de la place, ce dernier s’estimait heureux et remerciait presque le chef de l’Etat pour son sacre. Leur attitude a surpris plus d’un, puisque des dispositions étaient prises pour leur passer le témoin.
Au finish, les intéressés n’étaient pas au premier conseil des ministres. L’opposition a boudé complètement le gouvernement. Dès lors, rien n’est encore joué pour l’apaisement du climat politique. Jules Yaovi MAOUSSI


Vers un réaménagement technique
Sur les trente ministres annoncés pour constituer le troisième gouvernement du Dr Thoma Boni Yayi, il ne reste que vingt-six (26).  En effet, quatre des heureux élus ont décliné tout simplement l’offre du président. Il s’agit des députés Valentin Aditi Houdé et de Léon Comlan Ahossi du G13 et de François Abiola et Charles Kint Aguiar du Madep. Si les deux députés du G13 ont refusé formellement à travers la déclaration rendue par leur regroupement politique, ce n’est pas le cas de ceux du Mouvement africain pour le développement et le progrès (Madep).  C’est leur absence remarquée aux passations de services qui ont édifié les Béninois. Aux dernières nouvelles, ils se seraient plaints de ce qu’ils n’auraient pas été consultés avant la formation du gouvernement. Par conséquent, ils ne veulent pas faire partie de l’équipe gouvernementale. Le président Boni Yayi qui ne s’attendait sûrement pas à ces refus, se retrouve aujourd’hui avec quatre portefeuilles sans titulaires. Pour un bon fonctionnement de son gouvernement, il ne peut faire autre chose que de procéder à un remaniement technique : nommer d’autres à la place des non partants. Il importe de souligner que pendant plusieurs mois, le ministère de la famille, de l’enfant et de la femme est resté sans commandement depuis le départ de Mme Clémence Yimbéré Dansou à la Cour Constitutionnelle.  Une situation qui, de l’avis de certains travailleurs de ce ministère a paralysé le fonctionnement normal de ce département, malgré l’intérim de Mme Koudénoukpo Biao Juliette. Pour éviter une nouvelle fois ce dysfonctionnement, le président se doit de trouver des remplaçants aux ministres démissionnaires. 
Benoît Mètonou