La Nouvelle Tribune

Projet de vérification de la gestion de Nago

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Au-delà d’une prétendue destitution… la quête du pouvoir législatif
L’insistance avec laquelle certains députés demandent l’ouverture d’une procédure de vérification de la gestion du président Mathurin Nago procède apprend-on, moins d’un plan de sa destitution que la quête de la plénitude du pouvoir législatif.

Les députés demandeurs de la mise sur pied d’une commission de vérification de la gestion du président de l’Assemblée nationale ne viseraient pas en priorité la destitution de celui-ci. Selon certaines informations glanées dans divers milieux parlementaires, le principal objectif de ce projet que portent les députés G4, G13 et Forces clé est la restauration du pouvoir et de tout le pouvoir du député béninois. Et pour cause ! Depuis leur installation courrant Avril-Mai 2007, les députés de la cinquième législature n’ont pas encore véritablement connu le bonheur d’exercer pleinement leur mandat ou pouvoir. Ceci se manifeste par, indiquent certains parmi eux, l’absence des séances consacrées aux questions orales avec ou sans débats posées au gouvernement dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale ; la désignation depuis plus d’un an des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute cour de justice, du parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), du parlement de l’Union africaine et autres organismes internationaux dont le Bénin est membre ; la     non consultation préalable du parlement par le gouvernement avant la mise en œuvre de certains accords de prêts et de financement (le cas des financements obtenus auprès de banques étrangères ou sous-régionales pour la construction des routes Aéroport-Place du souvenir, Place du souvenir-Carrefour Akossombo) ; le non respect par le gouvernement des lois votées par l’Assemblée nationale (le cas de la loi sur les élections municipales, communales et locales dernières)… Ainsi les députés signataires de la requête objet de polémique à l’Assemblée nationale depuis plusieurs mois maintenant comptent amener le président de l’institution à permettre le plein exercice du pouvoir législatif, le deuxième au terme de la Constitution du 11 décembre 1990 après le pouvoir exécutif.

Ludovic D. Guédénon