La Nouvelle Tribune

Port autonome de Cotonou

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{mosimage}Bientôt un syndicat unique pour les transitaires
La kyrielle de syndicats qui défendent les intérêts des transitaires exerçant dans le milieu portuaire va bientôt disparaître. C’est la conséquence d’une volonté commune du chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi et des acteurs eux-mêmes. Cependant, il subsiste des poches de résistance.

Les transitaires s’apprêtent à sceller une union sacrée. Dans un mois approximativement, tout ce que les acteurs portuaires comptent de syndicats va se fondre dans un seul creuset. Ceci serait la volonté du gouvernement du Dr Boni Yayi. Car, ce dernier voudrait avoir un interlocuteur unique, crédible et représentatif, en ce qui concerne ce milieu. Selon nos sources, dans son ambition de faire du port autonome de Cotonou un passage de choix, le gouvernement béninois ne saurait apporter les réformes voulues sans associer les transitaires à leur mise en œuvre. Ces derniers ont apparemment adhéré à l’idée du gouvernement. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la quasi totalité des associations de défense des transitaires sont prêtes à aller à une union sacrée. Les responsables de ces associations, faisant leur adage « l’union fait la force », estiment que l’unité à laquelle ils vont, permettra à leur corporation d’être plus forte et de pouvoir mieux défendre ses intérêts comme un seul homme.  Cependant, certaines associations de défense des transitaires avaient émis des réserves.

Les inquiétudes de certains transitaires
Le syndicat qui sera porté sur les fonts baptismaux courant novembre, aurait pu naître depuis plusieurs mois. Mais, compte tenu de certaines difficultés auxquelles était confronté le premier comité préparatoire, le calendrier établi en son temps n’a pu être respecté. Pour certaines de ces associations, cette volonté du chef de l’Etat cacherait bien l’idée de pouvoir maîtriser leur corporation. Pour d’autres, cela servira de fond de commerce et un instrument d’enrichissement pour les responsables. Il semble cependant que les acteurs de ce secteur ont  su retrouver la force nécessaire pour relancer le processus. C’est ainsi qu’un nouveau comité a été constitué et qui doit faire feu de tout bois pour que le mois de novembre puisse connaître  la naissance du nouveau syndicat. Apparemment selon les informations glanées dans le milieu portuaire, tous les acteurs sont décidés pour que cette volonté du gouvernement du Dr Boni Yayi se concrétise très vite. Même s’il reste quelques acteurs craintifs à ramener dans les rangs.

Benoît Mètonou