La Nouvelle Tribune

Affaires Padme, disparition de cartes d’électeurs et autres

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Le mutisme coupable des partis politiques et de la société civile
Une fois encore, les partis politiques et la Société civile s’illustrent par un silence depuis que les affaires Padme, disparition de cartes d’électeurs et autres défraient la chronique en République du Bénin mettant parfois en mal la tranquillité des populations.

Souvent critiqués pour leur silence ou leur réaction à contre temps dans des affaires engageant l’intérêt général de l’Etat, les formations politiques et les organisations de la société civile béninoises ne semblent pas encore avoir assimilé la leçon. Ce constat se justifie par le fait qu’actuellement seuls le gouvernement et les agents du Padme d’une part puis la Cena, les forces de sécurité et le parti la Renaissance du Bénin de l’autre sont aux prises respectivement dans les dossiers portant suspension du directeur général du Padme et disparition présumée d’un important lot de cartes d’électeurs.  Dans le premier cas, accusé d’un usage abusif de ses prérogatives, le gouvernement à travers le ministre en charge des micro finances se bat face à la résistance du personnel de l’institution et des responsables suspendus soutenus par leurs avocats pour faire exécuter les décisions prises en conseil des ministres et attaquées devant la Chambre administrative de la Cour suprême. Ici, ni les formations politiques ni les organisations de la société civile ne sont encore montées au créneau pour apporter quelques propositions au règlement de l’affaire. La même indifférence s’observe au niveau des acteurs de la vie politique nationale et des personnalités et organisations membres de la société civile dans la gestion actuelle de l’affaire relative à la présumée disparition d’un important lot de cartes d’électeurs à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Cette affaire qui est aujourd’hui dans les mains de la police judiciaire a failli dimanche dernier amener au pire. Car, mécontents de la manière dont l’une de leur co-partisane a été interpellée en son domicile par des éléments de la Brigade anti-criminalité (Bac), des militants du parti Rb ont investi dans la nuit du dimanche, le commissariat central de  Cotonou,  faisant courir à la ville, le risque d’un soulèvement populaire. Rien de tout ceci n’a encore visiblement ému les présumés leaders politiques béninois qui certainement attendent comme d’habitude le pire pour réagir.

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Les chefs des partis politiques du Bénin ne réagissent jamais en temps utile. L’on se souvient encore si c’était hier dans l’affaire Gsm, le seul chef de parti qui a fini par intervenir dans la crise l’a fait le jour même où le gouvernement annonçait après plusieurs mois de crise, une solution de sortie. A ce jour aucune des autres formations politiques n’a apporté la moindre contribution   à ce débat pourtant national. Aussi, le peuple vit-il depuis le dernier trimestre de l’année 2007 la cherté de la vie sans qu’aucune formation politique ne soir encore venu à son secours. En revanche, ces chefs de partis sont ponctuels et exigeants quand  il s’agit de leurs intérêts particuliers individuels ou collectifs. Une manière particulièrement dégradante de faire la politique. 
 Ludovic D. Guédénon