La Nouvelle Tribune

Propos révisionnistes à Bembèrèkè et décision de la Cour constitutionnelle contre Garba Yaya : une grosse humiliation pour Boni Yayi

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En meeting de remerciement à Bembèrèkè Samedi 31 Mai 2014, Komi Koutché, son directeur de cabinet Garba Yaya ont eu des coups de gueule envers certains prétendants à la succession de Boni Yayi. 48 heures plus tard, une décision de la plus haute juridiction du Bénin est venue rabattre le caquet à Garba Yaya et rappeler au reste du clan qu’ils ne sont pas aussi beaux qu’ils veulent le faire croire.

Si la cour du mouton est sale, ce n’est assurément pas au cochon de le dire. Komi Koutché, Garba Yaya, Rachidi Gbadamassi et consorts n’ont pas appris de cette sagesse. Lors de leur sortie du week-end à Bembèrèkè, dans leur message de remerciement au Chef de l’Etat, les trois personnes sus-citées ont débordé d’enthousiasme et se sont laissé aller à des déclarations à l’emporte-pièce. "Le président de la République n’a pas encore porté son choix sur quelqu’un… on ne choisit pas le dauphin du roi du vivant de ce dernier…" a déclaré en substance le ministre de la communication. Allusion faite aux probables prétendants à la présidentielle de 2016. Notamment, Mathurin Nago et Robert Gbian que beaucoup voient à tort ou à raison comme un prolongement du régime Yayi. Une perception loin de refléter la réalité. Car le président Boni Yayi voue une haine viscérale envers ces deux leaders. Pour qui connaît le fonctionnement du régime de la refondation, cette déclaration de Komi participe de la stratégie de Boni Yayi pour écarter tout potentiel candidat pouvant émerger des rangs de sa majorité. Un malheur n’arrive jamais seul diront certains.

Comme un coup de massue…

Alors qu’ils multipliaient les génuflexions à l’endroit de leur chef à Bembèrèkè, une décision de la Cour constitutionnelle est venue mettre à nu la face cachée de leur personnalité. En effet, l’un des maillons du groupe en la personne de Garba Yaya est coupable d’avoir violé la constitution du 11 Décembre 1990 en son article 35 qui stipule que : "les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun". L’actuel Dc du ministre de la communication paie cash le rôle éminent qu’il a joué dans l’organisation du concours à polémiques pour le compte du ministère des finances en Août 2012, lorsqu’il était directeur du recrutement des Ape. Komi Koutché qui a promu Garba Yaya Dc sont pratiquement des frères siamois. Avec cette décision, cette tout l’argumentaire développé par Komi Koutché au cours d’un point de presse au lendemain de la nomination du sieur Garba Yaya qui tombe. Quant à Rachidi Gbadamassi, il a intérêt à balayer devant sa porte. Ses rodomontades creuses et ses déclarations de soutien indéfectible au président Yayi ne visent qu’un seul objectif : se retrouver sur la bonne liste aux prochaines échéances électorales. Et tous les Béninois connaissent très bien les raisons de cette allégeance de façade. Dans leur vile mission de désinformation pour permettre à Yayi d’avoir la mainmise sur les prétendants à sa succession, Komi Koutché, Garba Yaya, Rachidi Gbadamassi et les autres vont certainement se pointer dans une autre localité du septentrion pour semer le doute dans l’esprit des populations. Reste que les Béninois qui ne sont pas dupes sauront leur réserver un accueil à la hauteur de leurs forfaiture. Car c’est le même Boni Yayi qui a déclaré urbi et orbi (il se plaît lui-même à rappeler qu’i a dit au Pape Benoit XVI et au président Obama )qu’il ne briguerait pas de troisième mandat. Pourquoi ces messieurs veulent être plus royalistes que le roi ?