La Nouvelle Tribune

Rapport d’activités 2013 du Médiateur de la République : 215 recours traités sur les 2754 reçus

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Le Médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a organisé hier au siège de l’institution à Porto-Novo, un déjeuner de presse au profit des professionnels des médias. Une journée qui coïncide avec la fête de l’Ascension.

Occasion pour le Médiateur de la République de présenter les grandes lignes de son rapport d’activités au titre de l’année 2013. Dans son mot de bienvenue, Joseph Gnonlonfoun a d’entrée félicité les professionnels des médias pour leur élection à la HAAC. Il a ensuite présenté son institution régie par la loi N° 2009-22 du 11 août 2009 qui dispose en son article 1er « il est institué en République du Bénin, un organe intercesseur gracieux entre l’administration publique et les administrés dénommé le Médiateur de la République ». Selon le Médiateur de la République, la naissance de cet organe a été faite dans la douleur puisque, c’est d’abord un décret qui l’a créé sous forme d’une structure de la présidence de la République puis devenu après, une autorité administrative indépendante grâce à la loi précitée. Il n’a pas manqué de rappeler quelques dispositions importantes de cette loi, notamment les articles 08, 10, 11 et 13.

Un rapport d’activités axé sur 6 problématiques importantes

Dans son rapport annuel, le Médiateur de la République a mis l’accent sur les différents recours adressés à l’institution. Ainsi, déclare t-il, 2754 recours ont été reçus et au total, 215 recours ont été traités. Ils sont pour la plupart relatifs au litige domanial, à la carrière des agents, aux créances des entreprises privées sur l’Etat, à des demandes d’intervention gracieuse du Médiateur de la République, à la condition de vie dans les prisons, aux droits de l’enfant et l’action des Médiateurs et à des formations. Le Médiateur de la République a également abordé dans le rapport 2013, les six problématiques importantes qui constituent des dysfonctionnements majeurs auxquels il faudrait accorder une attention particulière. Il s’agit du retard observé dans la délivrance des carnets de pension de retraite, la question de la revalorisation des pensions des agents de l’Etat admis à faire valoir leur droit à la retraite, la question des fonctionnaires déchargés de leurs postes, la nécessité de renforcer le processus d’organisation des concours d’entrée à la fonction publique, l’amélioration du dialogue social pour prévenir les grèves répétées et intempestives et la question de la gestion du foncier par les collectivités locales décentralisées. Au cours des débats, plusieurs sujets ont été abordés, notamment le rôle joué par le Médiateur à propos du pardon de Boni Yayi dans l’affaire Talon, les difficultés majeures rencontrées par le Médiateur depuis sa prise de fonction à la tête de l’institution, ce qui a prévalu dans la nomination du Médiateur à la tête de cette institution, pourquoi l’institution évolue cahin-caha depuis votre nomination à la tête de cette institution et que pense t-il de la situation de Boko Haram. Autant de questions qui ont tous trouvé leurs réponses auprès du Médiateur de la République. Et c’est dans une ambiance festive que ce déjeuner de presse a pris fin.