La Nouvelle Tribune

Pardon de Yayi à Patrice Talon : «Les marcheurs et prieurs doivent cesser pour un dégel total de la crise»

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Le psychopédagogue et analyste de la vie sociale du Bénin, Jean-Claude Hounmènou et l’Imam Moutawakil ont décrypté, sur l’émission Eclairage d’hier, au plan social, la décision du chef de l’Etat de pardonner aux accusés des affaires tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat.

La dernière sortie médiatique du chef de l’Etat à propos des affaires tentatives d’empoisonnement et de coup d’Etat continue de susciter des commentaires et analyses. Hier dimanche, le Professeur Jean-Claude Hounmènou et l’Imam Moutawakil ont apprécié ladite décision tout en donnant leur point de vue sur les implications sociales qu’elle engendre. « C’est une démarche, quoique stratégique et politique, mais qui honore les deux protagonistes ayant chacun de grands intérêts à défendre », apprécient les deux invités. Ils se sont accordés à souligner la nécessité pour les Béninois d’accorder un crédit à la décision du chef de l’Etat pour l’encourager à accompagner ladite décision d’actes. Car, « la crise de confiance qui encourage les commentaires - ce qu’il faut, désormais, éviter - n’arrange pas les choses », a expliqué l’imam Moutawakil. A ce sujet il a fustigé le comportement des partisans du camp Yayi qui abusent des marches et des prières. « Les marcheurs et les prieurs doivent cesser pour le dégel total de la crise… ». A-t-il indiqué. Aussi, les deux invités ont-ils exhorté les personnes ayant souffert de la situation au pardon. L’autre sujet au cœur des échanges est l’échec de la médiation interne. A ce propos, les deux invités ont reconnu l’impuissance des institutions morales du pays face au dégel de la crise. « L’affaire est devenue une affaire internationale et a dépassé le cadre de la médiation nationale. Ce qui justifie "l’impuissance" des institutions internes qui n’ont pas manqué de jouer leur partition », justifie le professeur Hounmènou.