La Nouvelle Tribune

Mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations-Unies : les acteurs en conclave pour doter le Bénin d’un Plan d’action national

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«Un plan d’action national pour la mise en œuvre de la résolution 1325 des Nations-unies au Bénin : pourquoi et comment?». C’est autour de ce thème que se sont réunis lundi dernier une cinquantaine de participants, à l’Infosec de Cotonou.

La résolution 1325, adoptée le 31 octobre 2000 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, reconnaît et consacre la pleine participation des femmes à tous les niveaux des processus de paix comme des voies sûres de parvenir à une paix durable et viable. Quatorze (14) ans après l’adoption de cette résolution, seulement 37 pays au niveau mondial dont une dizaine en Afrique, ont élaboré un plan d’action national (Pan) pour sa mise en œuvre. Malheureusement, le Bénin n’en fait pas encore partie. C’est pour remédier à cela que le ministère de la famille, des affaires sociales, de la solidarité nationale, des handicapés et des personnes âgées en collaboration avec Wanep-Bénin (Réseau ouest Africain pour l’Education de la Paix) avec l’appui financier de la GIZ-Bénin, a initié une consultation nationale sur le thème « Un plan d’action national pour la mise en œuvre de la résolution 1325 des Nations- unies au Bénin : pourquoi et comment ? ». C’est autour de ce thème que se sont attelés lundi dernier la cinquantaine de participants, à l’Infosec de Cotonou. Dans son mot de bienvenue, Fatoumatou Batoko-Zossou, présidente du Conseil d’Administration de Wanep-Bénin, a d’entrée remercié la ministre de la famille pour son engagement pour le développement de l’être humain et celui de la femme en particulier. Pour elle, la mise en œuvre de cette résolution 1325 n’est pas facultative mais obligatoire car pour elle, il est temps que le Bénin sorte de cette inexistence en ce qui concerne cette résolution et ses suivantes. Elle n’a pas manqué de rappeler l’enquête commanditée par la Cedeao et réalisée par Wanep courant août 2013, qui a mis en évidence l’inexistence d’un plan d’action national. Aussi dira telle que 82% des personnes enquêtées ont signalé non seulement, la non existence d’un Pan au Bénin mais surtout qu’à la date de l’enquête, aucun projet d’élaboration de Pan n’avait démarré. « Ce serait un outil proactif pour la protection et la promotion des femmes et de leurs droits humains afin de protéger la fille et la femme béninoises de la barbarie et des atrocités que vivent les filles et les femmes quand surviennent les crises ou les conflits armés » a telle martelé. A son tour, la ministre de la famille, Laurence Sranon dira que, quand sonne l’heure de prendre les grandes décisions, ces femmes-là sont oubliées comme si elles n’avaient jamais existé. Selon elle, les femmes doivent être représentées à tous les niveaux des processus de décision, dans les institutions et mécanismes nationaux et internationaux. Elle a souhaité qu’à la fin de leurs réflexions, il y aura une feuille de route validée qui indiquera les différentes actions à mener afin de doter notre pays de son Pan. Deux communications ont meublé cette journée, la première sur la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations- Unies, présentée par Léonard Laleyè, Dpfg et la seconde sur la présentation du projet de feuille de route devant conduire le processus d’élaboration du Pan 1325 au Bénin par Maryse Glèlè Ahanhanzo de Wanep-Bénin.