La Nouvelle Tribune

Pratique des jeux de hasard, d’argent et de pari au Bénin : anarchie dans le secteur, le gouvernement interpellé

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Au Bénin, des acteurs illégaux investissent de plus en plus le business des jeux de hasard, d’argent et de pari. Livrant ainsi, une concurrence déloyale aux opérateurs autorisés, selon la règlementation en vigueur dans le pays. Les autorités compétentes doivent agir pour mettre fin à cette situation.

Il y a des grincements de dents au sein de certains opérateurs du secteur des jeux de hasard, jeux d’argent et jeux de pari. Une application sélective des textes régissant ce sous-secteur créent chez certains opérateurs un sentiment d’injustice. Et ceux-ci réclament que l’ordre soit rétabli. Au Bénin, ces jeux sont règlementés par la loi 2002/28 du 29 mars 2004 et le décret 2011/324 du 02 avril 2011. L’article dudit décret réserve d’ailleurs l’exclusivité des jeux de hasard, d’argent et de pari à la Loterie Nationale du Bénin (Lnb). Cependant, certaines entreprises privées opèrent dans le domaine, sous condition de la signature d’un contrat d’agrément avec l’Etat béninois. Ces opérateurs privés versent donc à l’Etat une redevance annuelle de vingt millions (20 000 000) de fcfa. En contrepartie, l’Etat leur garantie, via la loterie nationale, la sécurité de leurs investissements. Seulement, des voix proches des opérateurs régulièrement installés font constater que leurs investissements ne sont plus protégés comme stipulé par l’accord les liant à l’Etat. En effet, cet accord stipule que tous les casinos et autres salles de jeux de hasard, d’argent et de pari opérant sur le territoire national doivent être ouverts de 22 h à 04 heures du matin. Certains casinos violent cette tranche horaire et ouvrent plus tôt dans la journée, soit à 17h, voire même 16 h pour certains. Défiant ainsi l’Autorité à deux niveaux.

D’abord, ces casinos qui violent la tranche horaire sont pour la plupart non autorisés, n’ayant signé aucun contrat officiel avec les autorités compétentes. Ensuite, ils ouvrent à des heures non indiquées. Ils livrent ainsi une concurrence déloyale et illégale aux opérateurs régulièrement installés. Dans le secteur, il y a des soupçons de contrats occultes. Les opérateurs illégaux auraient signé des contrats officieux avec certaines autorités. Cela leur permettrait d’exercer illégalement et en violation des règles, sans être inquiétés. Les autorités compétentes sont donc interpellées pour mettre fin à ce deux poids, deux mesures qui règne dans le secteur. Avis donc au ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, à son collègue de l’Economie et des Finances et à la Directrice générale de la Loterie nationale du Bénin (Lnb).