La Nouvelle Tribune

Assemblée nationale au Bénin : la 1ère session ordinaire 2014 officiellement ouverte

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Les députés ont repris effectivement le chemin de l’hémicycle. C’était vendredi dernier au Palais des gouverneurs à Porto-Novo, à la faveur de la cérémonie solennelle d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2014 au Parlement. A cette occasion, trois présidents d’Assemblée nationale ont été invités à savoir, la présidente du Parlement ougandais, ainsi que leurs homologues  du Sénégal et du Togo.

cet effet, plusieurs personnalités ont répondu présentes à cette cérémonie. On peut citer entre autres, les présidents d’institutions de la République, les membres du gouvernement représentés par une dizaine de ministres, le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, les représentants des confessions religieuses, ceux de la hiérarchie militaire. Trois présidents d’Assemblée nationale étaient également présents hier à l’hémicycle. Il s’agit de Reebecca Kadaga, présidente de l’Assemblée nationale de l’Ouganda, Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale du Sénégal et Dama Dramani, président de l’Assemblée nationale du Togo. Dans son allocution d’ouverture, le président Mathurin Nago a d’entrée rendu hommage à ses homologues pour leur attachement à la consolidation des liens d’amitié, de solidarité et de fraternité qui unit leurs peuples.

Relecture du règlement intérieur du Parlement

Aussi, le président Mathurin Nago a abordé plusieurs sujets, notamment le processus d’actualisation et de correction de la liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui serait entré dans sa phase active, de même que l’initiative et le vote consensuel de la relecture du règlement intérieur de l’institution parlementaire. Il n’a pas occulté le récent rejet du budget exercice 2014. A en croire ses propos, ce serait un incident qui a failli introduire une fausse note dans l’ambiance conviviale de travail qui règne au sein des parlementaires. Le président Nago a bordé aussi la situation de crise sociale qui sévit depuis plusieurs mois dans notre pays. Ainsi a-t-il  demandé au gouvernement de privilégier le dialogue .Il a par ailleurs invité les autres présidents d’institutions à s’impliquer individuellement ou collectivement dans la résolution de cette crise qui perdure. En ce qui concerne l’Assemblée Nationale, le président Nago dira qu’elle joue déjà sa partition, à travers ses organes ou certains groupes de députés, avec parfois succès. « Pensons  , dira –t-il pour conclure ce chapitre ,aux effets néfastes que les mouvements sociaux pourraient avoir sur les plans éducatif, social, économique et politique…»

Les leçons de Nago à la presse béninoise

La gestion des informations au niveau de la presse nationale n’a pas été occultée par le président Mathurin Nago, qui a mis en garde ces acteurs car, selon ses propos, ils détiennent une arme comparable à un couteau à double tranchant. Enfin, le président Nago déclare que la représentation nationale ne ménagera aucun effort pour accompagner les états généraux et leurs conclusions, notamment par l’adoption des textes indispensables à l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes et à l’assainissement du monde de la presse.

Crises en Tunisie, en Egypte…

La lutte contre la corruption dans notre pays et aussi les remises en cause de l’ordre démocratique de même que les troubles sociaux et des guerres fratricides dans certains pays n’ont pas été occultés par Nago. Il n’a pas manqué de citer quelques exemples en Afrique, notamment les crises en Tunisie, en Egypte, en Libye, dans la région des Grands Lacs. L’autre danger, c’est le fondamentalisme islamique, l’intolérance religieuse et leurs corollaires qui malheureusement pénètrent , s’installent et s’intensifient aujourd’hui dans un nombre grandissant de pays, engendrant des crises socio-économiques et culturelles » a ajouté le président Nago. Enfin, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur les prochaines assises de septembre 2014 concernant la 5è session de la Conférence des Présidents d’Assemblée de l’Afrique de l’Ouest (Cpao) que Cotonou abrite prochainement. Les différents messages des présidents de l’Assemblée nationale de l’Ouganda, du Sénégal et du Togo mettront un terme à la cérémonie d’ouverture.