La Nouvelle Tribune

Inondation

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Le gouvernement abandonne les populations de la vallée de l’Ouémé
Les populations de la vallée de l’Ouémé sont dans la détresse . Elles sont sous l’eau. Leurs enfants sont exposés aux maladies de tous genres en l’occurrence le choléra. Les écoles ont pour la plupart fermé leurs portes,  parce que les classes sont inondées. Pour cela, les élèves de cette zone sont à la maison, quand bien même la rentrée des classes est effective sur toute l’étendue du territoire national. Dans les maisons, tout le monde affronte les eaux. Les voies sont impraticables. En un mot, les habitants ont toutes les difficultés du monde pour vivre à cause des eaux.
Face à ce problème, il y a un paradoxe. Depuis que les autorités locales ont émis des cris de détresse, aucun plan n’est élaboré pour sauver les habitants de la vallée de l’Ouémé de leur situation inconfortable. Tout cela se passe comme si ces derniers ont commis un grand péché pour mériter cet enfer sur cette terre. Apparemment, ils sont oubliés. Le comble est qu’aucune autorité politico-administrative n’a fait le déplacement pour leur porter assistance. Le gouvernement agit comme si de rien n’était. Or, il y a d’autres événements graves qui ont suscité la réaction des autorités du pays. Par exemple, des ministres étaient allés assister les familles des personnes tuées par un véhicule d’occasion à Kilibo dans la commune de Ouessè. Dans le nord, le gouvernement est allé aussi au secours de certaines personnes victimes d’intoxication alimentaire. Dans le même temps, le gouvernement a trouvé les moyens pour assister le pays frère du Togo dont les populations sont victimes d’inondation. Alors Pourquoi il  ne fait rien pour sauver des milliers de citoyens  béninois en détresse ? Impossible de répondre à cette interrogation.
Pourtant  par le passé, le président Boni Yayi allait régulièrement dans cette région du pays. Le ciel et la terre ont été promis aux populations de cette localité pour transformer la zone. A cet effet, la construction de la  principale voie qui y mène leur a été  miroitée. Et pourtant ! Rien n’est fait. La vallée de l’Ouémé est demeurée dans son état primaire à l’ère du changement. Pourquoi ?  Est-ce parce que les  données politiques y auraient  changé en sa défaveur ? Ou alors parce que la vallée de l’Ouémé ne serait  plus favorable au régime du changement que ses populations sinistrées sont abandonnées à leur triste sort ? Mystère. Pour l’heure ; mêmes les responsables politiques qui ont rejoint Fcbe  à la veille des élections sont en train de déchanter parce qu’ils se sont basés sur les réalisations promises par le gouvernement pour faire des promesses électorales aux populations.

Jules Yaovi MAOUSSI