La Nouvelle Tribune

Audits dans l’administration publique

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Jean-Baptiste Elias interpelle le gouvernement
A l’occasion de l’ouverture du séminaire national co-organisé par l’Infosec et l’Olc sur le thème « contribution de l’Olc à la lutte contre l’impunité dans l’administration publique », le président Jean-Baptiste Elias a jeté une pierre dans le jardin du gouvernement du Dr Boni Yayi... (...)en ce qui concerne l’impunité et la lutte contre la corruption, en l’occurrence, les suites réservées aux résultats des audits dans l’administration publique.
Un séminaire national qui tient depuis hier à l’Infosec de Cotonou et réunit les directeurs des ressources humaines, les spécialistes de droit du travail et du droit pénal ainsi que les membres de  l’Organisation de lutte contre la corruption (Olc). Pendant trois jours, les séminaristes échangeront autour du thème :  « Contribution de l’Olc à la lutte contre l’impunité dans l’administration publique ». Plusieurs communications sont prévues pour permettre aux participants d’appréhender le bien-fondé et la justesse des sanctions administratives qui ont un rôle capital à jouer dans le développement du pays.  Saisissant  l’opportunité de cette tribune, le président de l’Olc a jeté un bref regard rétrospectif sur la lutte contre l’impunité depuis l’avènement du gouvernement du changement. Il  fait remarquer alors que, très tôt, les organes nécessaires pour réaliser les audits dans les institutions d’Etat dans le but de réinstaurer les bonnes habitudes de gestion dans l’administration ont été installés. Beaucoup de cadres ont d’ailleurs été épinglés lors des contrôles. Les institutions de la république habilitées à prendre les différentes sanctions tant administratives que pénales ont été saisies. Mais malheureusement, depuis c’est le silence plat : « à l’avènement du gouvernement du changement, tous les organes de contrôle de l’Etat (Inspection générale d’Etat, l’Inspection générale des finances, et les Inspections générales des ministères) ont été mis en branle pour réaliser des audits dans toutes les instituions de l’Etat, aux fins de rétablir les bonnes habitudes de gestion et de compte rendu dans l’administration publique. Suite à ces audits, plusieurs agents de l’Etat ont été épinglés et le conseil des ministres a porté certains des dossiers à la connaissance du public et les a affectés au ministère de la Fonction publique pour des sanctions disciplinaires, et au ministère de la Justice pour les procédures à mettre en œuvre pour des sanctions pénales. Depuis lors plus rien… ».    
Le président de l’Olc estime que l’absence de sanction est un terreau très fertile sur lequel pousse facilement la mauvaise gouvernance.  Il invite donc les différentes autorités à prendre conscience de ce que les sanctions instaurent la bonne gouvernance et dès lors à traiter avec diligences les dossiers disciplinaires qui leur sont soumis. Le directeur de l’Infosec , dont la structure est  est co-organisatrice dudit séminaire, est intervenu pour souligner le fait que le thème à l’ordre du jour se trouvait en adéquation avec la mission de son institution en même temps  qu’il s’inscrivait dans les orientations stratégiques de développement du Bénin dans le quinquennat qui en cours depuis 2006.
Benoît Mètonou


Les principales communications du séminaire
Mardi 07/10/08       
« Notion de la faute » par M. Nathanaël Kitti
« L’importance des sanctions administratives pour le développement du secteur public au Bénin » par Célestin Monteiro

Mercredi 08/10/08
« Intérêt de la mise en place des conseils de discipline » par Nathanaël Kitti
« Sanctions administratives et sanctions pénales : procédures » par Eloi Saturnin Whannou de Dravo