La Nouvelle Tribune

Tribunal de première instance de Cotonou : Euloge Akpo installé, l’Unamab sur pied de guerre

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Promu président du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le magistrat Euloge Akpo a été officiellement installé hier mercredi 26 mars. C’était à la faveur d’une cérémonie tenue au sein dudit tribunal.

 Nommé en mai 2013, Euloge Akpo avait été contesté par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Dirigée par Michel Adjaka, l’Unamab avait évoqué une question de préséance entre Euloge Akpo et le procureur de l’époque, Justin Gbènamèto. Ce dernier étant plus ancien qu’Akpo, il n’est pas indiqué qu’il devienne son subalterne. Le cas Akpo fait partie des nombreuses nominations irrégulières contestées par l’Unamab, et source d’une longue période de grève dans le secteur judiciaire. Début mars, l’Unamab a décidé de suspendre sa motion de grève illimitée en accordant au Gouvernement un moratoire d’un mois. Contestée, son installation dans cette période de trêve apparaît comme un « tapé do » du Gouvernement à l’Unamab. Joint au téléphone hier, Michel Adjaka a martelé que l’Unamab persiste dans la contestation de la nomination du magistrat Apko à la tête du tribunal de Cotonou. « A la fin du moratoire, nous aviserons », a-t-il signalé. Selon lui, le problème de préséance se pose toujours. Deux exemples. Le tribunal d’Abomey est un tribunal de deuxième classe. Son président est plus ancien dans le corps de la magistrature qu’Euloge Apko. Le tribunal de Porto-Novo est de la même catégorie que celui de Cotonou, mais du point de vue du nombre de magistrats et de dossiers sensibles traités, il est en dessous de celui de Cotonou. Pourtant, le président du tribunal de Porto-Novo comptabilise 26 ans de carrière. Loin devant les quinze ans du magistrat Akpo. On apprend que toutes les irrégularités soulevées par l’Unamab ont été corrigées sauf celui de la présidence du Tribunal de Cotonou. Le Gouvernement a sans doute ses raisons que ceux de l’Unamab ignorent. C’est à suivre de très près. Surtout qu’on est à quelques seulement de la fin du moratoire de l’Unamab.