La Nouvelle Tribune

Décès de Salomon Biokou

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Kérékou rend hommage au défunt
Le ballet incessant de personnalités au domicile du vieux Salomon Biokou, décédé la semaine dernière se poursuit. Dans la journée d’hier, ce fut le tour du Général Mathieu Kérékou, ancien président de la République.

Accompagné d’une forte délégation composée de certains de ses anciens ministres  dont Fatiou Akplogan, Valentin Aditi Houdé, Kamarou Fassassi, Antoine Dayori, Aboubacar Arouna et Christian Enock Lagnidé, Mathieu Kérékou est allé se recueillir au domicile de celui qu’il appelait affectueusement ‘’Fétiche‘’. Pour le Général Kérékou, Salomon Biokou était un père à eux tous. Il rappellera les circonstances dans lesquelles il a connu le vieux sage. Cela remonte selon les dires de l’ancien Chef d’Etat Béninois aux heures de gloire de feu président Hubert Maga. C’est donc une amitié de vieille date qui liait les deux  hommes. Mathieu Kérékou a souhaité par ailleurs que la date et le lieu d’inhumation de l’illustre soient amplement diffusés afin que tous ceux qui le désireraient puissent se déplacer pour rendre un dernier hommage à feu maître Salomon Biokou. Signalons que d’autres personnalités telles que le professeur Albert Tévoèdjrè, Me Adrien Houngbédji ainsi que les présidents des institutions de la République ont également rendu visite à la famille Biokou représentée pour la circonstance par les enfants Albert, Gisèle, Joseph et David.

Kérékou s’excuse et désigne les Béninois qui n‘ont pas de « tête »
Saisissant l'opportunité de cette visite au domicile de feu Biokou, le grand camarade de lutte a tenu à éclaircir les propos qu'il a tenus récemment à l'occasion de sa visite au président Boni Yayi.  En effet, l'ancien président avait déclaré que la tête des Béninois ne fonctionnait pas bien. Suite à cette déclaration qui s'inscrit pourtant dans ses frasques habituelles, diverses interprétations ont été faites. Mathieu Kérékou a donc tenu à clarifier les choses. Après s'être excusé, il a  indiqué qu'il est question de ceux qui occupent des postes  de responsabilités. Car, dira-t-il, la manière dont il a vécu les choses et de la manière il les voit aujourd'hui, ce n'est pas la même voie. Il s'étonne d'ailleurs qu'on puisse parler d'élections communales quand on ne peut installer ceux qui ont été élus et qu'on préfère installer les morts. Ces propos sont suffisamment clairs pour être décryptés par qui de droit.

Ismaël Kéko