La Nouvelle Tribune

Privatisation d’entreprises étatiques : Komi Koutché clarifie le terme « Investisseur international »

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Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication était hier au cabinet du président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), Jean -Baptiste Satchivi. Au menu, les réformes en cours dans le secteur des Tic.

L’achèvement des réformes dans le secteur des Tic est l’une des priorités du ministère de la Communication en 2014. Ces réformes consisteront entre autres  à ouvrir, à hauteur de 80%, le capital de Libercom aux investisseurs internationaux et à filialiser la branche Internet de Bénin Télécoms SA. A entendre « investisseurs internationaux », on dirait que le gouvernement est dans la logique d’écarter les investisseurs béninois.  Il n’en est rien de cela. Et le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (Mctic), Komi Koutché l’a clarifié hier mercredi 05 mars. C’était à l’issue d’une visite qu’il a rendue au  tout nouveau président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib), Jean-Baptiste Satchivi.  L’objectif de cette visite du monsieur Communication du gouvernement  au président Satchivi était de lui faire part des réformes en cours dans le secteur des télécommunications et apporter des éclairages, notamment sur le terme « investisseur international ».  Selon les explications du ministre Koutché, en utilisant « investisseus internationaux », le gouvernement ne fait pas allusion qu’aux investisseurs non béninois. Les investisseurs de nationalité béninoise ne sont donc pas exclus. Le gouvernement pense donc à un consortium international pour s’assurer de la pérennité des investissements et de la capacité de l’investisseur à répondre aux exigences technologiques d’un secteur en perpétuel développement.

Changer les habitudes

« (…) Nous avons été ravis de lever ensemble les quiproquos éventuels qui pourraient naître de l’incompréhension ou de la mal-compréhension des réformes qui sont portées. Quand nous parlons d’investisseurs internationaux, nous ne parlons pas d’investisseurs étrangers. D’ailleurs, vous connaissez les capacités des Béninois à l’international. Ils sont parfois plus forts à l’international qu’au plan national », a résumé Jean-Baptiste Satchivi. Ajoutant qu’il y a de grands groupes à l’international auxquels appartiennent des Béninois et qui peuvent participer valablement aux réformes engagées par le gouvernement dans les domaines de la poste et des télécommunications. Ceux-ci sont d’ailleurs « fortement interpellés  pour être dans ce challenge lancé », a-t-il indiqué. Les réformes annoncées seront faites tout en préservant les emplois actuels.  « Il faut bien conserver les emplois, mais pas les habitudes où vous avez un employé qui vient au boulot à 10h au lieu de 8 h et sort rigoureusement à 18h. Aucun privé ne peut accepter ce laisser-aller, même s’il a repris un patrimoine qui est supposé appartenir à toute la Nation », a fait remarquer le président de la Ccib. Il s’agira, selon lui, pour l’institution qu’il dirige de faire « un arbitrage pour bien cerner tous ces problèmes pour le succès des réformes engagées. » L’homme qui dit faire du « Made in Benin » sa bataille « soutient fortement le ministre Komi Koutché dans son action.»