La Nouvelle Tribune

Rétrocession annoncée des défalcations sur salaires : un pas essentiel à saluer mais…

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Après la décision de Boni Yayi de rétrocéder des défalcations opérées sur les salaires en 2014, Cartes sur table de ce dimanche a reçu dans un débat contradictoire le Directeur de cabinet du ministre de la fonction publique, Monsieur Adamou Amidou et le Secrétaire général adjoint de la Csa-Bénin, Monsieur Paul Gbénou Hounguèvou.

Dans un débat bien équilibré, les deux invités ont d’abord opiné sur la légalité ou non de cette grève. Sur la base de la procédure de grève, les démarches ont été biaisées estime le Directeur de cabinet. Faux ! rétorque le syndicaliste. Selon Paul Gbénou Hounguèvou les articles cités par le gouvernement ne renseignent pas entièrement sur la question. Le syndicaliste cite l’article 9 qui selon lui rétablit la vérité. Même si l’émissaire du gouvernement reconnaît que le droit à la grève est un droit constitutionnel, l’homme estime que la grève est bien illégale. Les articles 3, 7 et 11 ont été violés par les syndicalistes insiste t-il. Revenant au discours du Chef de l’Etat Paul Gbénou Hounguèvou insiste que c’est de la diversion. Une opinion que ne partage pas le Directeur de cabinet qui estime que le président de la République a fait un pas essentiel vers la décrispation de la tension sociale. Le chef de l’Etat dans son discours a décidé d’accorder la rétrocession des défalcations sur les salaires au titre des deux premiers mois de l’année 2014. Une promesse qu’il faut prendre avec des pincettes selon le syndicaliste. Car Yayi Boni ne tient pas parole martèle le syndicaliste. Mais les deux hommes s’accordent à dire que le président a fait un pas qu’il faut saluer. Selon Paul Hounguèvou, l’exécutif a fait un pas et les syndicalistes se retrouveront pour décider de la suite et de la conduite à tenir. Mais il reste le problème des limogeages du préfet Placide Azandé et du commissaire central Pierre Agossadou. Sur ce point, Monsieur Adamou Amidou confie qu’avant tout, les syndicalistes doivent apporter les preuves administratives, juridiques délivrées par les institutions compétentes. En réponse, Paul Hounguèvou va déclarer que la procédure est déjà enclenchée. Et par rapport aux autres points inscrits au chapitre des revendications, le Directeur de Cabinet a rassuré que ces points sont traités par des comités qui travaillent pour. Il rassure aussi que chaque ministre s’affaire déjà pour des solutions définitives aux mouvements de débrayages au niveau de la santé et de la justice.