La Nouvelle Tribune

Dettes au Fitheb : Pascal Wanou s’en lave les mains

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Dans son discours mardi 25 février dernier à la cérémonie de sa passation de service à son successeur, le Directeur sortant du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), a clairement avoué que la Direction du Fitheb reste devoir à des prestataires de services.

Mais au-delà, Pascal Wanou laisse comprendre que les fonds devant permettre de solder ces dûs sont inclus dans le budget 2014. Et apprend à son successeur qu’il lui revient de prendre ses responsabilités à propos.

Ainsi, Pascal Wanou se dédouane indiquant au public notamment à ses prestataires non payés qu’ils ont désormais à s’en prendre à Ousmane Alédji. Et voilà qui les met au dos de ce dernier. C’est dire qu’à côté de la lourde mission de relever le défi de l’organisation du Fitheb 2014, le  nouveau Directeur devra jouer de tout pour régler des préalables de son prédécesseur. Les affaires courantes qu’il aura à gérer sont visiblement, en partie, des dégâts à réparer. Certainement, ce n’est pas une surprise pour le nouveau patron.

Et prêche la méfiance

Pascal Wanou, se mettant dans la peau du bon conseiller, à travers son allocution, est passé à côté. Dans ses conseils au nouveau Directeur, il a plutôt exhorté à la méfiance. Appelant son successeur à faire preuve de grande prudence et d’esprit de discernement. Esprit de discernement qui en effet, dans le contexte actuel au Fitheb, n’est pas positif, et ne saurait être favorable à la restauration du milieu artistique béninois. Certes, il prend leçon de ce qu’il a vécu dans ce milieu qu’il dit pollué. Mais c’est un passé dont ‘’l’évangélisation’’,  au lieu de créer l’union va plutôt entretenir les clans existant, voire en créer encore. C’est indubitable, la mise en application de telles instructions amènera le nouveau Directeur à choisir lui aussi son camp avec l’idée que les autres sont ceux-là aux visages joyeux derrière lesquels se cachent ces loups ravageurs dont parle Pascal Wanou avec détresse. Vivement que le nouveau Directeur, comme il l’a promis dans sa réponse, ne se mette pas dans les jeux de clans et d’intérêts et parvienne à pacifier l’environnement. Autrement, le Fitheb va demeurer dans sa boue. Tout le reste ne serait que discours et folklore.