La Nouvelle Tribune

Cos-Lépi : les députés soulèvent encore des inquiétudes

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En dehors de la séance de travail effectuée par les membres du Cos-Lépi avec les membres du bureau de l’Assemblée nationale, c’est la seconde fois que ces derniers échangent avec l’ensemble des députés au sein de l’hémicycle.

C’est le président du Cos-Lépi en personne, Sacca Lafia, assisté de son vice-président, l’honorable Augustin Ahouanvoébla, qui a présenté à ses collègues députés, d’une part le compte rendu des activités menées jusqu’à ce jour depuis leur dernière rencontre du 03 novembre 2013 où le point de leurs activités a été fait et est axé essentiellement sur le recrutement des DDA, leur formation et sur l’édition d’un certain nombre de documents techniques qui doivent leur servir sur le terrain. Aussi, le point des négociations et des contrats déjà signés avec les opérateurs technologiques a été fait, sans oublier la date qui sera retenue par rapport à la mission de sensibilisation des populations et la manière pratique avec laquelle cela va s’organiser sur le terrain. Après ces informations, et au cours des débats, les députés ont soulevé plusieurs inquiétudes par rapport à l’effectivité du processus sur le terrain, le retard que cela peut induire sur la correction du fichier électoral. Par exemple, le député Gabriel Tchocodo a tenu à être rassuré sur les dispositions prises pour que les DAA soient dans leurs arrondissements d’origine et les ALA dans leurs localités respectives, et par rapport à la radiation des personnes décédées et celles ayant quitté définitivement la localité. L’honorable Edmond Zinsou, quant à lui, s’est inquiété des travaux de codification, qui, selon les responsables du Cos-Lépi sont réalisés à 70, voire 80%. Aussi, a-t-il demandé le rôle réel que doivent jouer les maires dans le processus de sensibilisation pour faciliter le travail aux députés. Le député lui, voudrait s’assurer que les dispositions technologiques ont une sécurité. Il n’a pas aussi manqué d’apporter quelques précisions aux membres du Cos-Lépi. Car dit-il, le code barre d’une fiche n’a de sens que s’il peut distinguer les individus physiques. D’autres députés tels que Nicaise Fagnon, Soulé Sabi Moussa et consorts ont également apporté leur grain de sel aux débats. Signalons qu’il est retenu que les députés devront descendre aussi sur le terrain pour sensibiliser les populations à la base avant le démarrage de l’audit participatif proprement dit.