La Nouvelle Tribune

Karim da Silva demande pardon aux syndicalistes et implore Yayi de leur payer leur salaire

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Suite à la tension sociale persistante dans le pays, le président du Conseil des sages et notables de la ville de Porto-Novo, Karim Urbain da Silva a donné de la voix le jeudi dernier à son domicile, à l’occasion d’un échange avec la presse.

Ce dernier a imploré l’indulgence du premier magistrat et demande pardon aux responsables syndicaux, pour une issue favorable de la crise sociale. A en croire le président Karim da Silva, le président de la République est un homme comme nous. Pour cela, il déclare en ces termes « je demande au président, franchement du fond du cœur, parce que les syndicalistes sont dans leur rôle, qu’on n’exagère pas et que je chercherai à le rencontrer pour lui demander pardon, de penser à payer le salaire de ceux qui ont été défalqués. C’est déjà dur la vie ! C’est déjà dur ! Et que les victimes aujourd’hui n’ont suivi que les mots d’ordre des centrales. Les défalcations, je demande au président vraiment, nous allons lui demander et il va nous écouter, parce que ce sont des victimes ! Ce ne sont que des victimes ! Tout le monde crie. Il y a déjà une crise et c’est déjà difficile pour chaque famille et de voir encore qu’on défalque, ca fait mal. C’est en cela que nous allons demander au président franchement, de tenir à cela et pour les autres cas des syndicalistes. Moi je vais chercher à rencontrer certains d’entre eux pour leur demander d’abord pardon, de penser au pays, que nous ne perdons pas nos acquis, ils sont multiples et multiformes. Le Benin est un bon pays et qu’on n’étale pas nos erreurs ». Selon Karim da Silva, c’est une situation malheureuse. Il demande aux syndicalistes que pour l’amour qu’ils ont pour le pays, de pardonner et il souhaite que cela ne se renouvelle plus jamais. « On ne peut jamais se mettre à la place de quelqu’un qui a été éprouvé parce que la profondeur même du ressentiment n’est pas explicable, c’est pourquoi je leur demande eux de pardonner. Ce qui s’est passé c’est un incident qui n’est pas souhaitable ». Par rapport à la grève des magistrats, le président des sages a dit que les loups ne se mangent pas entre eux parce qu’il semble qu’ils sont allés un peu loin. Pour terminer, il déclare « mon souhait, je l’ai déjà dit à certaines personnes, il faut que nous nous retrouvions autour d’une même table pour une réconciliation sans arrière pensée. Je pense qu’il n’est pas trop tard pour reprendre afin d’arriver a une réconciliation ».