La Nouvelle Tribune

Projet ‘’Ayifa’’ de l’Anlc : pour une lutte efficace contre la corruption et le crime transfrontalier

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L’Autorité nationale de lutte contre la corruption en collaboration avec l’Usaid a procédé hier mardi 04 février 2014 au lancement officiel du projet ‘’Ayifa’’ pour la promotion des procédures judiciaires transparentes et responsables en matière de corruption et de criminalité transfrontalière organisée.

La corruption, les crimes transnationaux et les conséquences sur les pays inquiètent et préoccupent. Et il faut trouver une solution efficace à ces phénomènes qui constituent un sujet très important pour tous les pays du monde notamment ceux de la sous-région ouest-africaine en proie à la criminalité et ses corollaires. C’est dans cette quête de solution que l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) a initié avec l’appui financier de l’Agence américaine de développement (Usaid) le projet ‘’Ayifa’’. Le lancement officiel de ce projet a eu lieu hier mardi 4 février 2014 à Azalaï Hôtel à Cotonou. Procédant au lancement, le ministre de la Justice, Valentin Djènontin, après avoir montré que la corruption et la criminalité transfrontalière constituent un sujet important, a mis l’accent sur la nécessité de la lutte contre ces fléaux. Lesquels fléaux, selon le ministre, touchent «à la survie des Etats et à la sécurité des populations». Rappelant que la corruption est un «vieux phénomène» qui engendre pour le monde d’énormes pertes (5% du Produit intérieur brut), l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Michaël Raynor, fera remarquer que «la lutte contre la corruption n’est rien d’autre que la lute pour la justice», et d’ailleurs, cette lutte, à en croire le diplomate américain, peut permettre de quadrupler les revenus des pays et au Bénin de restaurer son éligibilité pour le 2nd compact du Millénium Challenge Account (Mca) Le Président de l’Anlc, dans son mot de bienvenue, a précisé que le projet ‘’Ayifa’’ vise à faire fonctionner la structure étatique de lutte contre la corruption qu’il préside. Aussi, le projet ‘’Ayifa’’ permettra-t-il de promouvoir des procédures judiciaires transparentes et responsables en matière de corruption et de criminalité transfrontalière organisée. D’un montant de 470.000 dollars soit environ 235 millions de F cfa, ‘’Ayifa’’ s’articulera autour de trois volets (le renforcement des capacités de l’Anlc, la formation des autorités à divers niveaux et enfin le suivi-évaluation des dossiers relatifs à des cas de corruption et de crime. Le projet ainsi lancé et qui permettra de lutter plus efficacement contre les phénomènes de corruption et de crime transnational a une durée de 3 ans.