La Nouvelle Tribune

Cession des graines de coton aux triturateurs: Fatouma Djibril et Idrissou Bako mettent la filière en péril

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Alors que la réussite de la campagne cotonnière est devenue une obsession pour Boni Yayi, plusieurs de ses collaborateurs plombent ces efforts. Au nombre de ceux-ci, on peut citer le Directeur général de la SONAPRA Idrissou Bako et les membres du comité interministériel pour la filière qui ont opté laisser les récoltes à l’avarie malgré les offres des triturateurs de graine de coton locaux.

Reçus hier à la Présidence de la République, les maires des communes productrices de Coton se sont plaints au Chef de l’Etat du fait que le coton graine reste bord- champ. Il n’y a pas de camion pour assurer le transport vers les usines d’égrenages. Actuellement  seules 25 372 tonnes de coton graine  sont en traitement dans les usines  sur une récolte estimée à 200.000 tonnes. Le reste est bord-champ exposé aux intempéries de la nature en occurrence la pluie.

Mauvaise foi

Ce gâchis en préparation n’est que l’œuvre d’Idrissou Bako directeur général de la SONAPRA et la ministre de l’agriculture Fatoumata Amadou Djibril. Selon des sources  très proches de ces deux, outre le marché des intrants qui avait été confié au quatrième soumissionnaire par ordre de mérite, ils ont décidé de surseoir aux négociations avec les triturateurs locaux que sont SHB et Fludor. Après la seule réunion de négociation du prix de cession de la graine de coton durant cette campagne, ces collaborateurs de Boni Yayi se sont lancés dans un dilatoire. Ils compteraient céder les graines de coton à des opérateurs Nigérians qui ne sont pas prêts à payer. Motif ! Ils avancent de faux arguments selon lesquels les triturateurs locaux n’auraient pas payés pour la campagne 2012-2013. Or à toutes les étapes de livraison, les triturateurs avaient signalé que les graines étaient de mauvaise qualité du fait qu’elles avaient été abandonnées aux intempéries donc avec beaucoup d’humidité et d’acidité. Face à tout ceci, les triturateurs souhaitent leur retour à la table de négociations au risque de voir les huileries fermées et des milliers d’emplois sacrifiés.