La Nouvelle Tribune

Le Syntrasesh donne un ultimatum au gouvernement

Espace membre

Des grincements de dents continuent de se faire sentir dans le rang des agents de santé, notamment ceux affiliés au Syntrasesh (Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine du Bénin).

Sous la conduite de leur secrétaire général national, les membres de ce Syndicat sont montés au créneau, le samedi dernier à la faveur d’une conférence de presse, pour mettre une fois encore en garde le Gouvernement à qui ils ont donné un ultimatum, c’est-à-dire la fin du mois de février 2014 pour satisfaire aux revendications et se mettre en phase avec les travailleurs du secteur de la santé avant qu’il ne soit trop tard. C’est du moins le message phare adressé au gouvernement, et en particulier, le ministre de la santé, son collègue de la fonction publique et même l’Inspection Général de l’Etat (IGE). Dans sa déclaration, Soulé Salako, secrétaire général du Syntrasesh a dénoncé la mauvaise gestion des revendications qui appelle de plus en plus à des actions de pressions. Aussi, ce dernier déplore que les problèmes des travailleurs soient toujours déplacés. Enfin, Soulé Salako tient responsable les autorités du blocage observé dans le dossier de leurs camarades. Le suivi des carrières dans le secteur de la santé n’a pas été occulté car nombreux sont les actes en perdition dans le circuit de signature. Le problème de la révision du décret 98-77 du 06/03/1998 portant statut particulier des corps des personnels de la santé publique a été évoqué également, puisque selon les dires du secrétaire général Soulé Salako, il sera difficile d’intégrer de nouveaux agents vu les réformes intervenues dans les écoles de santé de Parakou et de Cotonou. A cet effet, il ajoute que, deux catégories d’aide- soignants, deux catégories d’infirmiers diplômés d’Etat et de Sage- femmes ont été créées. La dotation au Bénin du régime d’assurance maladie universelle (Ramu) a été également un sujet préoccupant pour le conférencier, puisqu’il estime que beaucoup d’étapes ont été brûlées dans le processus et il faut se conformer aux lois réglementaires dans le pays avec l’obtention a priori d’un projet de loi sur le Ramu qui sera ensuite soumis aux partenaires sociaux.