La Nouvelle Tribune

Les travailleurs béninois reçoivent le soutien de Cgt et de la Cfdt (France)

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Les Secrétaires généraux de la Confédération générale des travailleurs de la France et de la Confédération française démocratique des travailleurs étaient vendredi à Cotonou pour témoigner leur soutien aux travailleurs béninois en mouvement de grève.

La situation sociale qui prévaut depuis peu au Bénin préoccupe. Cela, même au-delà des frontières nationales, notamment en Europe où la situation «choque» et mobilise les travailleurs qui multiplient les actes de solidarité à l’endroit des Béninois en lutte. Ces derniers ne comptent désormais plus les marques de soutien qui fusent de toute part notamment de la France d’où est venue vendredi une délégation de Confédération générale des travailleurs (Cgt) et de la Confédération française démocratique du travail (Cfdt). A la Bourse du Travail où elle a été reçue, la délégation française venue témoigner de sa solidarité aux Béninois en lutte depuis le début de l’année, a été briefée sur les évènements du 27 décembre 2013, à l’origine des mouvements de paralysie générale de l’administration publique béninoise. Dans le bref résumé qu’ils ont fait de la situation sociale très tendue, les Sg des Confédérations syndicales et de la Fésyntra-Finances ont informé leurs camarades français que la marche pacifique du 27 décembre 2013, violemment réprimée, n’était pas suivie de grève. Mais aussi que les trois points de revendications -sécurité, respect des libertés démocratiques et annulation des concours frauduleux- n’avaient aucune connotation politique. Emus, Bruno Dalberto, Sg de la Cgt et Philippe Reau, celui de la Cfdt, ont dit leur indignation. «On a été fortement choqué par la répression qui s’est abattue sur la marche pacifique que vous aviez engagée, c’est des images fortes qui nous ont heurtés…et nous avons décidé de réagir», a déclaré Bruno Dalberto. Il précise qu’ils sont «solidaires» de la démarche «très fondée» des Secrétaires généraux des Confédérations syndicales et de la Fésyntra-Finances. Abordant dans le même sens que son «camarade» de la Cgt, Philippe Reau, avant d’assurer les grévistes du soutien de la communauté internationale, les a rassurés de la justesse de leur mouvement. Pour Philipe Reau, les causes défendues sont des «valeurs fortes» pour lesquelles «toutes les organisations syndicales qui sont membres de la Confédération syndicale internationale sont prêtes à se mobiliser». A ce nouvel acte de soutien des Français après celui des travailleurs belges, le mouvement de débrayage ainsi renforcé est parti pour durer. Cela au grand dam des populations qui paient le lourd tribut. Yao Hervé Kingbêwé