La Nouvelle Tribune

CCIB : enfin une nouvelle équipe pour restaurer la confiance du secteur privé

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Depuis la fin du mandat de l’équipe d’Ataou Soufiano à la tête de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin en décembre 2011, ce n’est que le dimanche 5 janvier dernier que s’est déroulée l’élection d’une nouvelle équipe. Une équipe de laquelle  attendent plusieurs défis pour la reconstitution du tissu économique béninois. 

Les acteurs économiques peuvent  enfin pousser un ouf de soulagement. En effet, la crise de succession qui a secoué l’institution consulaire en charge d’organiser les opérateurs économiques, depuis la fin du mandat du président Ataou Soufiano et son équipe, peut être conjuguée au passé, et ceci  grâce aux  élections du dimanche 5 janvier dernier. Ce dénouement heureux ainsi que le leadership de la Ministre du commerce et d’industrie, Naomi Azaria,  peuvent être salués dans l’intérêt supérieur du Bénin. Seulement, la nouvelle équipe, toujours sous l’impulsion de la ministre du commerce, a plusieurs défis à relever.

De l’analyse de la crise de succession qui vient d’être jugulée, il en découle, clairement une guerre de clans d’opérateurs économiques et de leadership. Le nombre important et la qualité des recours vidés en décembre 2013 par la Cour Suprême, en dit long. Il s’agit entre autres, des recours d’acteurs d’une corporation contre leurs collègues de la même corporation. Il apparaît ainsi évident que la tâche ne sera pas si facile pour la Ministre au bâton magique, reconnue désormais comme amorceur des crises électorales, Naomi Azaria et la nouvelle équipe qui va se mettre à l’œuvre, les jours à venir. Le premier défi à relever par la ministre du commerce et les nouveaux élus consulaires  de la Ccib, est de taire  les querelles claniques entre les opérateurs économiques pour éviter, au lendemain du dénouement de cette crise de succession de longue durée, d’autres plus préjudiciables encore à l’économie nationale.

Restaurer la confiance du secteur privé béninois  

Outre ce préalable, d’autres défis plus concrets se posent pour la reconstitution du tissu économique béninois. Il s’agit, dans un premier temps, de l’éternelle problématique de la crise de confiance entre le secteur privé et le secteur public. Ici, il urge pour la nouvelle équipe de mettre en confiance les opérateurs économiques locaux, en jouant pleinement son rôle de représentation du secteur privé. En prenant des initiatives qui garantissent l’assurance aux opérateurs économiques locaux, ceux-ci seront  donc plus encouragés à investir dans le pays. Dans un second temps cette nouvelle équipe de la Ccib doit œuvrer à l’aboutissement du cadre juridique du partenariat privé/public ; ceci, dans l’objectif de toujours renforcer la confiance des opérateurs économiques et assurer leur investissement. Par ailleurs, la ministre Naomie Azaria doit s’efforcerr à éviter la chasse aux sorciers par la nouvelle équipe.