La Nouvelle Tribune

Grève : l’administration béninoise a fonctionné au ralenti hier mercredi

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La motion de grève de 48 heures reconduite par les centrales et confédérations syndicales et la Fésyntra-Finances suite à la répression de la marche pacifique du 27 décembre dernier a été ce mercredi 15 janvier 2014 diversement suivie. L’administration publique béninoise a fonctionné hier, mercredi 15 janvier 2014, à un régime moyen.

Le mouvement de grève générale de 48 heures déclenché il y a une semaine et reconduit hier après l’échec des négociations centrales syndicales et gouvernement du mardi 14 janvier a en effet été diversement suivi par les travailleurs béninois.

Largement suivi à Cotonou

Tout comme la première semaine, le mouvement de paralysie générale de l’administration publique lancé par le Secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou et ses pairs de la Cgtb, de la Cstb, de la Cspib,de la Cosi et de la Fésyntra-Finances a été largement suivi à Cotonou. Dans la plupart des établissements d’enseignement général sillonnés hier, la plupart des enseignants se sont abstenus de travailler à l’exception des vacataires qui affirment ne pas être concernés pas la motion de grève.

Outre le secteur éducatif, l’administration judiciaire a également été paralysée par les mouvements de débrayage. Les portes des Cours et Tribunaux de la ville de Cotonou étaient hermétiquement fermées et les magistrats notamment ceux de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) étaient abonnés absents ce mercredi. Situation identique dans les hôpitaux publics et dans l’administration des Finances où, outre quelques directions, tout semblait vraiment calme. Encore qu’un autre mouvement de débrayage y avait démarré depuis le mardi 14 janvier.

Mitigé ailleurs

S’il est clair, comme on peut le constater, que la motion de grève des centrales a été largement respectée à Cotonou, l’appel à venir travailler lancé par le Ministre de la Fonction publique, Martial Sounton, n’est pas, pour autant, tombé dans des oreilles de sourds. Selon des informations qui nous nous été rapportées par des confrères de l’intérieur du pays, le mot d’ordre de grève a été différemment suivi.

A Porto-Novo, comme dans tout le département de l’Ouémé-Plateau, dans les Zou-Collines précisément dans de nombreux collèges d’enseignement général, les professeurs dont des certifiés ont normalement évolué dans leurs programmes d’enseignement. Si beaucoup craignent la défalcation qui plane sur la tête des travailleurs comme une épée de Damoclès, certains boycotteurs disent ne pas avoir d’intérêt dans la motion des syndicalistes. D’autres mêmes affirment ne pas maîtriser son contenu.

Signalons qu’à travers ce mouvement de débrayage, les travailleurs entendent sauvegarder les libertés publiques aujourd’hui en berne et exiger la satisfaction d’un certain nombre de revendications «non négociables» dont le départ du préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral et de son «complice», le Commissaire central de Cotonou.

Le mouvement se poursuit ce jeudi.