La Nouvelle Tribune

Absence d’un dispositif sécuritaire adéquat

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{ic_doc}{/ic_doc}Incroyable !

En plein cœur du marché international de Dantokpa doté par ailleurs d’un commissariat spécial, des braqueurs ont opéré pendant trente minutes sans qu’il ne soit intervenu une force de sécurité. A défaut de réagir, faute peut-être de moyens ou d’effectif, le commissariat spécial de Dantokpa n’a-t-il pas non plus disposé d’un téléphone pour demander l’envoi d’une troupe ? Combien de minutes devrait durer le déplacement d’un détachement de forces de sécurité d’où qu’il parte de Cotonou pour le site du braquage ? «Pas plus de quinze», répondent unanimement plusieurs usagers des routes de Cotonou. Alors, l’alerte n’est-elle pas parvenue aux unités spécialisées ou au commissariat central de la ville de Cotonou dans les quinze minutes qui ont suivi la descente des braqueurs ? Tout porte à le croire car les premiers détachements de forces de sécurité béninoises sont arrivés sur le site plusieurs minutes après le départ paisible des braqueurs qui ont opéré, rappelons-le pendant environ trente minutes. Arrivés à bord de deux barques motorisées soutenues chacune, selon les témoins par deux moteurs puissants, les braqueurs sont repartis à bord des mêmes dispositifs sous les yeux des riverains et autres civils curieux qui les ont d’ailleurs vus venir. A quoi aura servi et servira tout le dispositif mis en branle plus tard par les forces de sécurité béninoises si il n’a même pas permis de localiser la troupe d’aissalants dans sa fuite ? Alors qu’il a été démontré que les braqueurs sont repartis par les eaux, toutes les unités ont été mises en branle sauf la plus indiquée, les forces navales. Un hélicoptère dans le ciel, plusieurs fourgonnettes et autres pick up de l’armée et de la police mis en route pour une cause sans doute perdue d’avance. Car pourquoi, chercher au sol des gens qui sont dans l’eau et précisément en haute mer selon les informations recueillis au moment où le chef de l’Etat recevait le haut commandement militaire au palais de la Marina.

Ludovic D. Guédénon