La Nouvelle Tribune

Parlement

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Le parlement de nouveau ingérable!
Le calme noté dans les relations entre le président de l’Assemblée nationale et ses quatre vingt deux (82) autres collègues se révèle précaire. Et pour cause ! La séance plénière convoquée hier mardi 16 septembre 2008 pour l’ouverture de la septième  session extraordinaire n’a pu se tenir faute de quorum. Mais en réalité, la majorité des quatre vingt trois (83) représentants du peuple étaient présents au palais des gouverneurs à en croire des témoignages recueillis aussi bien dans le camp des députés Fcbe que celui des autres tendances. Alors, indique, un député, « nous étions tous au départ dans la salle avant de retirer juste pour un petit réglage quand sans nous en rendre compte, le président est entré dans la salle, a procédé à l’appel puis a levé la séance pour faute de quorum en la convoquant pour soixante douze heures après ». La nécessité de ce petit réglage au sein des députés non Fcbe pourrait se justifier par le manque de consensus autour des points inscrits à l’ordre du jour de cette session.  Car, en conférence des présidents, l’unanimité n’a pu se faire sur l’ordre du jour. Ainsi, le parlement renoue avec l’échec des séances plénières et le non aboutissement de l’examen des points inscrits à l’ordre du jour de ses activités. Alors qu’au sein de l’opinion, l’espoir d’une Assemblée nationale rompue à la tâche commençait à renaître au regard des derniers développements qu’ont connus certains points d’achoppement, c’est alors qu’une nouvelle saison d’anarchie s’annonce au palais des gouverneurs de Porto-Novo. Après donc les reports sine die des travaux de ratification d’accords de financement relatifs à la protection des côtes contre l’érosion et d’adoption des modifications apportées au code des investissements, le président Mathurin Nago devra donc s’attendre au non examen du budget de son institution et du budget général de l’Etat exercice 2009. Le chef de l’Etat devra donc se préparer à prendre de nouvelles ordonnances puis à ordonner les dépenses publiques par le mécanisme du douzième provisoire en même temps qu’il doit envisager le non examen du projet de collectif budgétaire en préparation au niveau de son gouvernement.

Ludovic D. Guédénon