La Nouvelle Tribune

Me Joseph Djogbénou se prononce sur 2016 et l’affaire Patrice Talon

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Après une matinée consacrée aux hommages à son ami et confrère Zachary Sambaou, Me Joseph Djogbénou a rencontré dans l’après-midi du mercredi, des jeunes amis à la bibliothèque de son cabinet sis aux encablures de l’Etoile Rouge. Au programme : éclairage de l’avocat sur quelques sujets d’actualité et sur son engagement citoyen.

Un après-midi pas comme les autres, au cabinet de Mr Joseph Djogbénou. A la place d’étudiants en quête de savoir, la bibliothèque a accueilli plusieurs dizaines d’autres jeunes plus engagés politiquement. Dans le lot, quelques sympathisants du mouvement «Mercredi Rouge» identifiables à travers leurs tee-shirts rouges et des membres du club «les amis de Joseph Djogbenou», un groupe virtuel composé des admirateurs de l’avocat. Une bonne trentaine de jeunes soucieux, eux, d’ajouter à leur formation intellectuelle et professionnelle une bonne dose d’engagement civique et politique. Et c’est à cet exercice que s’est adonné Me Djogbénou, pendant plus de deux heures d’horloge. Il sera interpelé sur plusieurs sujets, même les plus sensibles, mais il ne s’y dérobera pas. Quid de sa grande proximité avec Talon, dont il est l’avocat, et de qui il tirait une très grande fortune, au point de faire dire à Irénée Agossa qu’il partagerait le patrimoine national avec lui ? L’homme affirme n’avoir jamais connu Patrice Talon avant d’être son avocat. Il affirme avoir été contacté par Charles Toko, journaliste et ami de l’homme d’affaires, lequel lui a demandé de se constituer pour défendre son ami alors placé en garde à vue au Commissariat Central de Cotonou. Et c’est ainsi qu’il est entré en contact avec lui. Et leurs relations n’ont jamais dépassé celles d’un avocat et son client. Inutile alors de penser que le mouvement «Mercredi Rouge» est financé en catimini par Talon. Joseph Djogbénou raconte qu’il a été guidé, plus par sa conviction que ses intérêts, dans tout ce qu’il fait, que des années plus tôt, d’autres amis - dont le même Irénée Agossa - l’avaient sollicité pour défendre Rachidi Gbadamassi, qu’il s’est trop investi dans ce dossier pour obtenir la libération de ce dernier, au point d’endommager son véhicule dans les navettes qu’il faisait entre Cotonou, Parakou et Natitingou, pour obtenir sa libération. Interrogé sur la révision de la Constitution, il affirme qu’il ne donnera pas son quitus, même après 2016. «Le Bénin n’a pas un problème de textes mais de têtes», a-t-il dit, car les textes existent, mais il manque des hommes de valeur, ambitieux et planifiés, pour diriger le pays. Il ajoute que la gouvernance par l’exemple est nécessaire, et invite l’élite africaine à plus de responsabilités. Il invite les jeunes à travailler pour ça, car en 2016, il s’agira de faire un choix et il entend y jouer sa partition.