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L’honorable Raphaël AkotègnonLe député Akotègnon dénonce la corruption au sommet de l’Etat : Le député Raphaël Akotègnon du Parti du renouveau démocratique (Prd) est monté au créneau hier à Cotonou pour se prononcer sur les sujets brûlants de l’actualité politique nationale.

Il a montré que la vraie corruption s’est enracinée au sommet de l’Etat à l’ère du changement.
L’honorable Akotègnon a fait un diagnostic sévère de la gestion des dossiers de l’Etat par le président Yayi. Très perturbé par la manière dont le gouvernement agit, il a indiqué que la haute corruption est érigée en système de gouvernement sous le président Boni Yayi. « C’est un drame. C’est le despotisme qui s’installe avec le régionalisme à tous les niveaux », a-t-il déclaré. Pour ce faire, il a décortiqué plusieurs sujets d’actualité pour amener l’opinion publique nationale et internationale à comprendre la gravité de ce qui se passe aujourd’hui au Bénin, alors que le pouvoir en place croit donner des leçons de morale politique aux autres. Tout d’abord, il s’est intéressé au dossier des accords que l’Etat a signés avec certains organes de presse. Selon ses déclarations, le gouvernement est toujours dans sa logique de corrompre les journaux pour instaurer au Bénin le régime de la pensée unique. Il y voit une atteinte grave à la liberté chèrement acquise à la conférence nationale des forces vives en 1990. « Moi, je ne regarde plus les chaînes de télévision du Bénin, parce qu’il n’y a plus rien de bon », a-t-il affirmé pour montrer que la presse béninoise est en danger sous le régime du président Boni Yayi, car on tend vers la caporalisation des médias. Après avoir décerné un carton rouge au gouvernement par rapport à sa gestion de la presse nationale, il n’a pas fait de cadeau au régime en place concernant le blocage de la proclamation en plénière de sa question sur l’affaire de l’escorte des véhicules d’occasion. Il a rappelé que ce sujet sur la table du président Mathurin Nago depuis juin 2007. A cet effet, il a déclaré que le gouvernement lui a donné des réponses en catimini, contrairement au règlement du Parlement. Non satisfait des données à lui servies, le député Akotègnon s’est déclaré embêté de voir les autorités actuelles du pays  faire une gestion mafieuse des fonds de l’escorte qui devraient être budgétisés. « On fait l’achat des consciences avec les fonds de l’Etat en foulant au pieds les règles élémentaires en matière de gestion publique, d’orthodoxie financière et au mépris des lois de la République. C’est la catastrophe… », a-t-il fait savoir.
Le député Akotègnon conclut, à cet effet, que les normes morales, intellectuelles et politiques sont bafouées dans ce pays à l’heure actuelle. Pour lui, le peuple doit prendre ses responsabilités.

Jules Yaovi MAOUSSI