La Nouvelle Tribune

Yasser Arafat n’est pas mort d’un empoisonnement, selon les experts français

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Le leader palestinien, Yasser Arafat est mort de façon naturelle et non d’un empoisonnement. C’est du moins ce qu’on retient du très attendu rapport des experts français mandatés par la justice du pays pour enquêter sur les réelles circonstances de sa mort. « Ce rapport écarte la thèse de l’empoisonnement et va dans le sens d’une mort naturelle », a indiqué une source citée par l’Agence France Presse (Afp).

Ce résultat des experts français prend le contre-pied du rapport de l’Institut de radiophysique de Lausanne, en Suisse, qui avait soutenu début novembre 2013 la thèse de l’empoisonnement. Pour rappel, dirigeant du Fatah et de l’Organisation de libération de la Palestine (Olp), Yasser Arafat, à l’état civil, Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al Husseini, est mort le 11 novembre 2004 à Clamart en France. Ce prix Nobel de la Paix 1994 est décédé dans un hôpital militaire de cette commune située au sud-ouest de la ville de Paris dans des conditions mystérieuses suite à une très courte maladie après avoir été isolé pendant plusieurs mois par les forces israéliennes dans son Q.g. de Ramallah. Pour lever les soupçons d’empoisonnement qui pèsent sur sa mort, une information judiciaire a été ouverte en août 2012 par le Parquet de Nanterre, France. Le corps du leader palestinien, inhumé à Ramallah, a été exhumé en novembre 2012. Des échantillons de sa dépouille ont été prélevés en vue d'effectuer des analyses. Les experts suisses de l’Institut de radiophysique de Lausanne ont découvert des niveaux de polonium dix-huit fois plus élevés que la moyenne dans les côtes et le bassin du corps d’Arafat ainsi que dans le sol qui a absorbé ses fluides corporels. Ils avaient cependant émis des réserves concernant l’impact du nombre d’année (huit ans) séparant la mort d’Arafat de l’exhumation de sa dépouille sur la qualité des échantillons prélevés. Mais en octobre, Des experts Russes avaient déjà évoqué l’impossibilité de conclure si le polonium trouvé dans le corps d’Arafat était à la base de sa mort. Le rapport des experts français était donc attendu pour départager Suisses et Russes. Et voilà, c’est fait. Les regards sont désormais tournés vers les réactions de la famille du défunt et des Palestiniens qui ont toujours eu le fort sentiment que leur leader a été empoisonné.